Depuis un an, une recrudescence d'infections à parvovirus est constatée en France.
Ce virus, dont les symptômes sont proches de la rougeole, peut entrainer dans certains cas de graves complications.
Cinq nourrissons en sont morts depuis le début de l'année.

Le retour en force des virus. Depuis un an, la France observe une épidémie d'infections au parvovirus, la plupart du temps, sans gravité, mais qui peut aussi donner lieu à de graves complications. Or, Santé Publique France a signalé une recrudescence de ces derniers cas depuis le début de l'année.

Dans un rapport publié en début de semaine, l'agence de santé a souligné que l'intensité de l'épidémie s'est accrue au dernier trimestre de 2023, "et elle poursuit son ascension en 2024 avec un pic qui n’a pas encore été atteint au mois de mars".

Des symptômes proches de la rougeole

Ce virus provoque en général des infections sans aucune gravité et qui se manifestent surtout par des éruptions cutanées proches de celles provoquées par la rougeole. Ces infections peuvent néanmoins être dangereuses chez des personnes immunodéprimées ou anémiques, ainsi que chez les femmes enceintes en raison de la vulnérabilité du fœtus.

Selon le manuel MSD, l'infection au parvovirus est transmise "principalement par inhalation de petites gouttelettes émises par une personne infectée". Certaines personnes peuvent être infectées sans présenter de symptômes et les personnes sont contagieuses avant le début de l'éruption cutanée jusqu'à son apparition.

Depuis le début d'année, cinq décès ont été recensés, tous de nourrissons et, pour quatre d'entre eux, après une infection de leur mère en cours de grossesse. Ce niveau est supérieur à l'avant-pandémie de Covid, quand le nombre de morts annuelles était généralement inférieur à deux. Cette épidémie est également observée dans d'autres pays européens comme le Danemark et les Pays-Bas.

Depuis le Covid, plusieurs autres infections sont en recrudescence. Santé publique France a, ainsi, signalé récemment un rebond des cas de coqueluche, et des observations semblables ont été faites sur la rougeole ou les infections à méningocoque.

Ces recrudescences sont généralement expliquées comme une conséquence des restrictions sanitaires prises lors de la crise, au début des années 2020, puis de leur levée. Les mesures ont diminué l'exposition des personnes à de nombreux pathogènes, réduisant ainsi temporairement l'occasion de leur construire des réponses immunitaires.


A. Lo. avec AFP

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