Le somnambulisme est un trouble du sommeil qui se traduit par des crises qui durent quelques minutes.
Il n’y a pas de risque de tuer une personne somnambule en la réveillant.
Réveiller un somnambule peut fortement le déstabiliser.

On l’imagine marchant les bras tendus et les yeux grands ouverts. Cette caricature du somnambule à la vie dure, bien qu’elle ne soit pas vraiment représentative de la réalité. De même, on a tendance à dire qu’il ne faut surtout pas le réveiller. Mais est-ce vrai ? On vous explique. 

Qu’est-ce que le somnambulisme ?

Le somnambulisme est un trouble du sommeil qui peut amener les personnes qui en sont sujettes à se déplacer, s'asseoir au bord du lit ou même attraper des objets, tout en dormant. Il touche davantage les enfants que les adultes, bien qu’un pourcentage précis soit difficile à évaluer. Le somnambulisme intervient dans la phase de sommeil lent profond, au cours de laquelle le cerveau est le plus insensible aux sollicitations extérieures. C’est aussi le moment où tout l’organisme est au repos et récupère de la fatigue accumulée. Ce qui explique que les somnambules ne se souviennent pas de leurs déambulations. Ces phases sont généralement assez courtes et ne dépassent que rarement les dix minutes. Les personnes somnambules sont à moitié réveillées et à moitié endormies, ce qui explique qu’elles "peuvent interagir avec ce qui les entoure, mais cette interaction n’est pas logique", précise Laurène Leclair-Visonneau, neurologue, interrogée par Ouest France. 

Quels sont les risques lorsqu’on réveille un somnambule ?

Réveiller un somnambule équivaut plus ou moins à réveiller une personne qui rêve. Contrairement aux idées reçues, on ne risque pas de provoquer une crise cardiaque ou de le tuer. Néanmoins, il est déconseillé de le toucher brusquement. Si ce geste ne la tuera pas, il peut déclencher chez elle une réaction de survie ou de fuite. En effet, ce réveil va désorienter la personne, qui peut ainsi devenir nerveuse, voire violente. Dans son rêve, le somnambule a tendance à vivre des choses angoissantes, comme "un incendie", "une inondation", ou imaginer "des animaux qui lui foncent dessus", explique la neurologue Laurène Leclair-Visonneau. Ce réveil peut donc être une source de panique supplémentaire. À noter également que ce retour à la réalité peut provoquer une chute et la personne risque ainsi se blesser. 

S’il y a un risque pour le somnambule, par exemple s’il s’approche d’un escalier ou s’il a attrapé un couteau dans sa main, le mieux est de lui parler et de le guider par la voix, pour l'aider à regagner son lit. Mais, si la personne somnambule ne se met pas en danger, la meilleure chose à faire est de la laisser finir sa crise sans intervenir. Elle devrait rejoindre son lit d’elle-même, et continuer de dormir paisiblement jusqu’au réveil. 


Chloe BENOIST pour TF1 INFO

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