Étude : trois quarts des Français craignent ou ont vécu le jugement d’un professionnel de santé

La rédaction de LCI
Publié le 18 septembre 2017 à 18h57
Étude : trois quarts des Français craignent ou ont vécu le jugement d’un professionnel de santé

Source : Thinkstock

ALLO DOCTEUR - Une étude de BVA pour Zava (un service de consultation médicale en ligne) révèle que la plupart des Français craignent d'être jugés, ou ont déjà fait l'expérience malheureuse, par un professionnel de santé. Un jugement qui a, parfois, entravé l'accès aux soins.

La plupart des Français, craignent d'être jugés, ou l'ont déjà été, par un professionnel de santé. C'est l'une des conclusions de cette étude de l'institut BVA pour Zava, intitulée Crainte et expérience du jugement dans l'accès au soin. Près de 3 français sur 4 ont déjà craint ou expérimenté cela, que ce soit dans le cadre d'un traitement auquel ils souhaitaient accéder ou en questionnant le professionnel de santé au sujet d'un sujet qu'ils souhaitaient aborder. Ainsi, une personne sur 10 estime être souvent confrontée à cette situation. 

Et ce professionnel de santé tant craint par 74% des sondés est le médecin généraliste ou spécialiste. "Dans le détail, 69 % ont déjà eu peur d’être jugés par un professionnel de santé et quasiment la même proportion, 65%, ont déjà spécifiquement vécu ce type de jugement. Les Français ayant déjà consulté un professionnel de santé pour des sujets intimes, les plus jeunes et les femmes ont significativement plus peur ou déjà vécu ce type de situation", peut-on lire dans cette étude. 

Chez les plus jeunes, la crainte que le médecin parle à leurs proches

Dans cette étude, il apparaît que les Français redoutent d'être jugé par leur médecin. Ils craignent les leçons de morale ou les remarques déplacées ou de renvoyer une image erronée de la réalité. Ils sont 31 % à redouter une remarque désobligeante, 22 % à avoir peu d'une la leçon de morale et 5 % appréhendent que le professionnel de santé, bien que tenu au secret médical, parle de leur problème à l'un de leurs proches. Un crainte plus forte chez les 18-24 ans, car ils sont 12 % à se trouver dans cet état d'esprit.

Un accès aux soins parfois restreint par cette crainte

Cette étude met également en lumière un fait qui peut s'avérer dangereux : la crainte ou l'expérience d'un jugement peut restreindre l'accès aux soins. Au final, cette peur ou l'expérience vécue ont affecté près d'un Français sur deux : 47% des Français ont été freinés dans son parcours de soins en raison de cela. C'est chez les femmes que ce "sentiment" est le plus important. 

C'est chez les femmes de 18-34 ans et les personnes ayant déjà consulté pour des sujets intimes (pilule du lendemain, dépistage/traitement d'une infection sexuellement transmissible), que celui-ci est le plus fort. Comment se traduit cette appréhension ? Par le fait de ne pas avoir osé aborder un sujet de santé avec un professionnel de santé (45 %), d'avoir repoussé la prise d’un rendez-vous médical (38 %) ou encore d'avoir renoncé à une consultation médicale, à des soins ou à un traitement (25 %). En conséquence de quoi, 16 % d'entre eux affirment que leur état de santé s'est aggravé par la suite. 


La rédaction de LCI