Le pass vaccinal, plus qu'un mauvais souvenir ?

Réanimation, incidence... Olivier Véran fixe les conditions pour la levée du pass vaccinal

La rédaction de TF1info
Publié le 22 février 2022 à 11h44
Le pass vaccinal a remplacé le pass vaccinal depuis le 24 janvier 2022.

Le pass vaccinal a remplacé le pass vaccinal depuis le 24 janvier 2022.

Source : CHRISTOPHE SIMON / AFP

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a été auditionné sur la question du pass vaccinal au Sénat, mardi 22 février.
Pour acter sa levée, il a esquissé plusieurs conditions qu'il a détaillées devant la mission d'information.
Si tous les signaux sont positifs, le pass vaccinal pourrait être abrogé aux alentours de la mi-mars.

Est-ce bientôt la fin du pass vaccinal ? Mis en place le 24 janvier, en lieu et place du pass sanitaire, il est depuis obligatoire pour toutes personnes de 16 ans et plus qui veulent accéder à des lieux (cinéma, théâtre, restaurant...) accueillant du public. Le but poursuivi par le gouvernement était double : limiter les risques de contamination dans les lieux concernés, même si les vaccins ont perdu avec le temps leur efficacité contre la transmission du virus et pousser les non-vaccinés à sauter le pas. 

Dans les semaines à venir, le fameux QR code sanitaire pourrait toutefois ne plus être qu'un lointain souvenir. Il existe "des raisons d'espérer" que "fin mars-début avril, nous puissions lever le pass vaccinal", en raison de la décrue progressive de l'épidémie, a esquissé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, le 9 février, à l'issue du Conseil des ministres. 

Une levée du pass "envisagée à la mi-mars"

Depuis deux semaines, tous les indicateurs vont dans le bon sens. "Nous constatons depuis plusieurs semaines un effondrement de la vague Omicron, qui réduit son allure par deux chaque semaine", a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, dimanche 20 février. Selon les chiffres de Santé publique France (SpF), la veille de son intervention, le nombre de cas positifs s'établissait à 86.000 en moyenne sur sept jours, en chute de 76% depuis le pic atteint le 25 janvier.

De quoi espérer pour bientôt la levée des dernières restrictions, dont le pass vaccinal. "Si cette trajectoire positive se confirmait, en particulier sur le plan des tensions hospitalières et en termes de circulation du virus, nous pourrions envisager une levée du pass à la mi-mars dans toute ou partie des lieux, où il est mis en place", a précisé le locataire de l'avenue Duquesne, auditionné, mardi 22 février, au Sénat par la mission d'information sur l'adéquation du pass vaccinal à l'évolution de l'épidémie.

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"Il est important de procéder par paliers. Nous voulons accompagner l'évolution de l'épidémie. Nous voulons conserver une grande prudence et une certaine progressivité dans les prochaines semaines pour prévenir de nouvelles contaminations, du fait d'un relâchement trop rapide des mesures dans la période actuelle. Si la circulation du virus a fortement diminué depuis plusieurs semaines, notre système de santé reste très exposé", a tenu à rappeler le ministre de la Santé.

Pour acter la levée du pass vaccinal, une bonne fois pour toutes, Olivier Véran a fixé les conditions à remplir. "Il faudrait qu'on redescende autour de 1500 patients Covid en réa pour qu'on considère que le fonctionnement normal des hôpitaux soit restauré. À ce rythme, cela pourrait intervenir d'ici à deux à trois semaines", a-t-il détaillé au cours de son audition par les sénateurs. "Il faut aussi que le facteur de reproduction du virus soit durablement inférieur à 1, c'est-à-dire qu'on soit sur une pente décroissante et qu'on ait atteint un taux d'incidence assez faible, entre 300 et 500 au maximum, pour pouvoir considérer qu'on a vraiment franchi le plus dur. On va l'atteindre, et là aussi d'ici à deux ou trois semaines maxi. C'est une bonne nouvelle."


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