Grève des médecins libéraux : le mouvement reconduit une semaine de plus

Publié le 1 janvier 2023 à 21h18, mis à jour le 2 janvier 2023 à 8h06

Source : JT 20h Semaine

Après une semaine de grève, le collectif "Médecins pour demain" a appelé les médecins à de nouveau fermer leur cabinet du 2 au 8 janvier inclus, faute de réponse du gouvernement.
Le mouvement réclame une hausse du tarif de consultation et une amélioration de leurs conditions d'exercice.

Une semaine de mobilisation n'aura pas suffi. Après un appel à la grève des médecins libéraux lancé le 25 décembre dernier pour réclamer une hausse du tarif de consultation et une amélioration de leurs conditions d'exercice, le collectif "Médecins pour demain" a annoncé la reconduction de la grève pour une semaine de plus.

Reconduction faute de réponse du gouvernement

Malgré la triple épidémie actuellement en cours et qui sature les services d'urgences et les lignes du Samu, les médecins sont donc invités à de nouveau fermer leur cabinet du 2 au 8 janvier inclus, faute de réponse du gouvernement. "Le gouvernement n'a malheureusement pas daigné nous accorder de l'attention malgré cette première semaine de grève", indique "Médecins pour demain" sur son site. Une journée de manifestation a par ailleurs été annoncée pour le 5 janvier prochain. Partant de la place du Panthéon à Paris, elle devrait rejoindre le ministère de la Santé.

Ce jeune collectif, créé à la fin de l'été, avait signé un coup d'éclat les 1er et 2 décembre dernier. Son appel à la grève avait entraîné une baisse d'activité d'environ 30% chez les généralistes, selon l'Assurance maladie. Une nouvelle semaine de fermeture a été poursuivie entre Noël et le jour de l'an, qui a reçu le soutien de plusieurs syndicats (UFML, FMF, SML, Jeunes Médecins).

La revendication centrale était le doublement du tarif de consultation de base (de 25 à 50 euros) pour créer un "choc d'attractivité" vers une médecine de ville en manque criant d'effectifs, écrasée par les tâches administratives et qui n'attire plus les jeunes. Une mobilisation pour exprimer aussi leur inquiétude pour leur liberté d'installation, remise en question par des propositions de loi sur les déserts médicaux.

Mais à l'annonce de ce mouvement, le ministre de la Santé, François Braun, avait fustigé les grévistes, au vu de la "situation critique" des urgences hospitalières. "Je ne remets pas du tout en cause le droit de grève des médecins, mais c’est vraiment la très mauvaise période", avait mis en avant le ministre de la Santé, évoquant lors d'un déplacement au Centre hospitalier d’Annecy les "extrêmes difficultés pour le système de santé" et la saturation d’un grand nombre de services d’urgence.


Aurélie LOEK

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