Chaque année, le virus de la grippe saisonnière touche entre 2 et 6 millions de personnes en France.
La campagne de vaccination, qui a démarré le mois dernier, est ouverte à tous depuis le 15 novembre.
Qui sont les personnes qui doivent se faire vacciner et avec quelle prise en charge ? On fait le point.

Ouverte le mois dernier pour les personnes les plus fragiles, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, accessible à tous depuis le 15 novembre, accuse un "retard important", ont alerté en début de semaine les deux principaux syndicats de pharmacien, qui redoutent une épidémie "particulièrement intense" cet hiver.  La semaine dernière, les consultations pour syndrome grippal ont bondi de deux tiers par rapport à la semaine précédente, et le nombre de passages aux urgences pour grippe ou symptômes grippaux de 39%, selon l'agence Santé publique France.

Alors que la campagne peine à décoller, les autorités recommandent "aux personnes à risque et aux professionnels de santé de se faire vacciner sans délai", soulignant un contexte sanitaire déjà rendu difficile par un Covid persistant et une flambée de bronchiolite. Car on l’oublie parfois, la grippe est une maladie très contagieuse qui peut entraîner de graves complications. D’où la nécessité, pour les personnes particulièrement exposées à des risques de complications, de se faire vacciner, rappelle la Haute Autorité de santé (HAS).

Qui doit se faire vacciner ?

Cette recommandation concerne en priorité les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes ainsi que les personnes souffrant de certaines maladies chroniques ou d’obésité sévère. Elle est également préconisée à l’entourage des personnes immunodéprimées ou des nourrissons de moins de 6 mois présentant un risque, ainsi qu’à tous les professionnels de santé et les aides à domicile au contact des patients à risque.

Quelle est la prise en charge ?

Comme tous les ans, le vaccin antigrippal est gratuit pour toutes les personnes dites prioritaires. Si vous avez 65 ans et plus, votre caisse d'assurance maladie vous envoie normalement une invitation et un bon de prise en charge. Ce bon vous permet de bénéficier gratuitement du vaccin et d’être remboursé de l’injection par le professionnel de votre choix (médecin, sage-femme, infirmier ou pharmacien). 

Si vous souffrez d’une maladie chronique, c’est la même chose, sauf pour les personnes de moins de 16 ans où une prescription médicale préalable est nécessaire pour retirer le vaccin à la pharmacie. Le site de l'Assurance Maladie rappelle que l’injection ne peut être réalisée que par un médecin, un infirmier ou une sage-femme, les pharmaciens n’y étant pas autorisés pour l’instant. 

À noter que pour les patients qui bénéficient d’une affection de longue durée (ALD), pour lesquelles le vaccin est recommandé ou au titre de l'assurance maternité de la Sécu, l’acte est pris en charge à 100%.

Vous n'avez pas reçu de bon ?

Les personnes âgées ou souffrant d'une maladie chroniques reçoivent un bon de prise en charge. Bien qu'elles soient aussi concernées, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’obésité sévère ou de l'entourage d’une personne fragile n'en reçoivent pas. Elles doivent alors s’adresser directement à leur médecin, un pharmacien, un infirmier ou encore une sage-femme pour récupérer le bon permettant d’obtenir le vaccin et d’être remboursé de l’injection.

Enfin, si vous n’êtes pas considéré comme une personne prioritaire, il faut savoir que le vaccin et l'injection ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. Vous pouvez néanmoins acheter votre vaccin à la pharmacie sans prescription médicale (autour de 10 euros) et vous faire vacciner par le professionnel de santé de votre choix (à l’exception d’un pharmacien). Depuis le 15 novembre, la vaccination est ouverte à tous. 

Chez les personnes qui ne présentent pas de risque de forme grave, le vaccin permet de réduire le risque de transmission du virus et donc aussi sa circulation sur le territoire. La hausse des cas enregistrée mi-novembre concerne toutes les classes d’âge, tout en étant plus marquée chez les moins de 15 ans, rappelle d’ailleurs l’agence Santé publique France. 


Matthieu DELACHARLERY

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