L’épidémie de grippe saisonnière

Grippe : un vaccin universel pourrait être disponible d'ici 2024

S.M
Publié le 25 novembre 2022 à 18h51
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Des chercheurs américains mettent au point un sérum qui protège contre l'ensemble des souches du virus de la grippe.
Ce vaccin, basé sur la technologie de l'ARN messager, pourrait être disponible dans deux ans.
Il présente un potentiel "énorme" selon des experts, et pourrait prévenir une pandémie potentiellement dévastatrice, explique le "Guardian".

Une expérimentation qui pourrait marquer une avancée majeure dans les recherches sur la grippe ces dix dernières années, et prévenir une pandémie potentiellement dévastatrice. Des chercheurs américains sont en train de développer un vaccin universel contre la grippe, qui protègerait contre l'ensemble des souches du virus, alors que les vaccins actuels contre la grippe saisonnière doivent être renouvelés chaque année, et ne protègent que contre quatre souches du virus. 

Actuellement au stade expérimental, ce sérum, développé par l'université de Pennsylvanie (États-Unis), pourrait être disponible dans les deux ans, rapporte le Guardian ce vendredi 25 novembre. Son principe : donner un niveau d'immunité de "base" contre toute la gamme des souches de grippe, ce qui réduirait logiquement le nombre de maladies et de décès. Une avancée prometteuse, alors que les contaminations de grippe s'intensifient dans plusieurs pays d'Europe, et n'épargnent pas la France

Un potentiel "énorme"

Après des tests fructueux sur des souris et des furets, le vaccin expérimental, basé sur la technologie de l'ARN messager (ARNm), s'apprête à être testé sur l'homme. Le potentiel de ce sérum "est énorme", juge un virologue de l'Université Queen Mary de Londres, dans les colonnes du Guardian. Il est en effet conçu pour armer le système immunitaire contre les 20 sous-types de grippe A et B, autrement dit contre tout virus potentiel de la grippe. 

Lire aussi

À ce stade, "les études sont précliniques, dans des modèles expérimentaux", a rappelé toutefois Adolfo García-Sastre, directeur de l'Institute for Global Health and Emerging Pathogens de l'hôpital Mount Sinai à New York. Bien que les résultats soient pour le moment prometteurs, "nous ne pouvons être sûrs de rien tant que des essais cliniques sur des volontaires ne sont pas terminés", a-t-il insisté auprès du journal britannique.

Les experts regrettent que le virus respiratoire de la grippe soit autant sous-estimé. Ce dernier peut en effet causer des dégâts. À l'image de la dernière pandémie de grippe A (H1N1), en 2009, quand une nouvelle souche du virus s'était propagée du porc à l'homme, causant près de 575.000 morts dans le monde, selon les dernières estimations parues en 2012 dans une étude publiée par la revue médicale spécialisée The Lancet Infectious Diseases.


S.M

Tout
TF1 Info