Infection urinaire : les réflexes à adopter pour éviter les récidives

par Aurelie DUHAMEL pour TF1 INFO
Publié le 24 février 2024 à 20h00

Source : Bonjour !

Une infection urinaire, aussi appelée cystite, est une inflammation de la vessie le plus souvent d’origine bactérienne.
Lorsqu’il se manifeste, ce calvaire urinaire peut générer de vives douleurs et brûlures à la miction, jusqu’à une incapacité de vaquer normalement à ses occupations.
En corrigeant certaines erreurs, vous aurez de grandes chances d’éviter la survenue d’une cystite ou sa récidive.

En règle générale, le diagnostic d’une infection urinaire se pose assez facilement. Si vous ressentez des sensations de brûlure en urinant, des douleurs pelviennes et lombaires, ainsi qu’une envie pressante d’uriner sans pouvoir évacuer quoi que ce soit, alors vous souffrez probablement d’une cystite. Cette infection urinaire, le plus souvent due à la bactérie Escherichia coli, peut affecter l’urètre, la vessie, la prostate ou les reins, rappelle le Manuel MSD. Les femmes savent plus rapidement reconnaître ces symptômes puisqu’elles sont les plus sévèrement impactées. L’Assurance maladie estime qu’en France, une femme sur dix en souffre chaque année. 

Une cystite peut d’ailleurs en cacher une autre : 20 % d'entre elles présenteront un nouvel épisode et 30 % de ces dernières connaîtront encore une récidive. Leur urètre (la voie qui permet d’évacuer l’urine de la vessie) est plus court, ce qui facilite l’entrée des bactéries. Pour s’en sortir, le rituel est toujours le même : la prise de remèdes naturels à base de plantes ou un traitement antibiotique. Mais pour se débarrasser une bonne fois pour toutes de ce mal qui vous empoisonne le quotidien, encore faut-il éviter de commettre l’irréparable.

Quelles sont les erreurs les plus courantes ?

On parle de cystite à répétition lorsqu’elles se renouvellent au moins quatre fois par an. Dans ce cas, elles doivent être prises très au sérieux et peuvent amener votre médecin à rechercher les facteurs pouvant expliquer une telle sensibilité aux infections. Autrement, les cystites sont, la plupart du temps, déclenchées par les rapports sexuels, c’est pourquoi les médecins insistent sur la nécessité d’aller uriner immédiatement après l’acte pour refouler les microbes vers l’extérieur. Aussi, il est plus prudent d’éviter toute pénétration vaginale jusqu’à disparition complète des symptômes. 

Si vous êtes du genre à vous retenir d’aller aux toilettes, il est grand temps de changer de tactique. En cas d’infection, ne réprimez pas votre envie d’uriner, même si les allers-retours aux toilettes sont douloureux. En vous retenant, vous ne pourrez pas évacuer les bactéries à l’origine de l’inflammation de la vessie. Aussi, ne vous empêchez pas de boire, au contraire. En dehors des crises, surtout si vous êtes sujette aux cystites, consommez au moins un litre et demi d’eau par jour en plus de ce que vous avez l’habitude de boire. Si vous souhaitez retrouver votre tranquillité le plus vite possible, ne vous lancez pas non plus dans l’automédication. Pour ne pas risquer d’endommager vos reins, consultez un médecin qui pourra vous prescrire des antibiotiques ou des antalgiques pour traiter l’infection et la douleur.  

Ces mauvaises habitudes en matière d’hygiène intime

Outre le manque d’hydratation, la cystite peut aussi être la conséquence de plusieurs mauvaises habitudes. D’abord, les femmes doivent veiller à toujours s’essuyer de l’avant vers l’arrière pour que les bactéries intestinales ne puissent pas coloniser le vagin et remonter jusqu’à la vessie. Ne croyez pas non plus que la cystite est le signe d’un manque d’hygiène. Il est donc inutile de vous savonner énergiquement à plusieurs reprises dans la journée pour faire passer ce mal qui vous ronge. 

Prudence aussi aux produits d’hygiène parfumés et irritants que l’on trouve dans le commerce : privilégiez un savon au pH neutre. Une hygiène intime excessive (plus de deux lavages par jour) peut également venir perturber la flore vaginale et causer le développement de bactéries. En complément, évitez les vêtements trop moulants et synthétiques, qui retiennent la sueur et deviennent des nids à microbes. Pour les sous-vêtements, optez plutôt pour des matières naturelles comme le coton. Enfin, la prudence doit, par ailleurs, être de mise concernant vos protections hygiéniques. Le fait de garder trop longtemps un tampon ou une serviette hygiénique augmente les risques de cystite. D’ailleurs, si l’infection est déjà là, évitez l’usage des tampons qui viendraient irriter les muqueuses intimes davantage. 


Aurelie DUHAMEL pour TF1 INFO

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