Infections à rotavirus : la Haute autorité de santé recommande de vacciner à nouveau les nourrissons

I.N avec AFP
Publié le 13 juillet 2022 à 0h31
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

La Haute autorité de santé a réévalué les vaccins contre les infections à rotavirus, suspendus depuis 2015.
Face à leur "très bonne efficacité" et devant des données rassurantes sur leur sécurité, elle recommande de recommencer à vacciner les nourrissons.

La Haute autorité de santé (HAS) a recommandé ce mardi, après réévaluation des vaccins, de recommencer à vacciner les nourrissons de six semaines à six mois contre les infections à rotavirus, principaux responsables des gastro-entérites aiguës virales hivernales, pour prévenir des formes graves et hospitalisations. Deux vaccins (Rotarix et RotaTeq), administrés oralement, disposent d'une autorisation de mise sur le marché en France.

Une vaccination est recommandée avec deux doses aux âges de deux et trois mois pour Rotarix, avec trois doses à deux, trois et quatre mois pour RotaTeq, précise-t-elle dans un communiqué, en invitant à utiliser le même vaccin pour tout le schéma vaccinal. La HAS insiste sur le respect de ce calendrier pour pouvoir compléter le schéma vaccinal avant l'âge limite (six mois pour Rotarix et huit mois pour RotaTeq). "À ce stade, la HAS estime qu'il est prématuré d'envisager de rendre obligatoire cette vaccination", précise-t-elle.

Recommandée par l'Organisation mondiale de la santé, l'Académie européenne de pédiatrie et la Société européenne des maladies infectieuses pédiatriques, la vaccination contre les infections à rotavirus est pratiquée dans 127 pays dans le monde. Introduite en France dans le calendrier vaccinal en 2013 par le Haut Conseil de Santé Publique, elle a été suspendue en 2015 après la survenue d'effets indésirables graves.

"Aucun nouveau signal" d'une mauvaise tolérance de ces vaccins depuis 2014

Après réévaluation des deux vaccins disponibles et examen des dernières données d'efficacité vaccinale et de tolérance, la HAS juge qu'elles confirment une "très bonne efficacité de ces deux vaccins" pour prévenir ces infections, mais aussi les formes graves de gastro-entérite, qui peuvent entraîner un passage aux urgences et/ou une hospitalisation. Quant aux données de sécurité, "aucun nouveau signal n'a été mis en évidence depuis 2014 au niveau mondial", ajoute la HAS. 

Concernant un sur-risque d'invagination intestinale aiguë (un retournement de l'intestin sur lui-même provoquant une occlusion estimée jusqu'à six cas pour 100.000 enfants dans les sept jours post-vaccination), elle assure que cela se traite "facilement et sans gravité" et prône surtout une information des parents, notamment sur les signes à surveiller (pleurs inhabituels, refus de s'alimenter ou de boire, vomissements, pâleur, hypotonie, sang dans les selles).

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Rappelant que ces vaccins ne protègent pas contre les gastro-entérites aiguës dues à d'autres causes que les rotavirus, la HAS appelle à respecter des mesures d'hygiène (lavage des mains et surfaces), à "favoriser l'allaitement maternel et prendre en charge de façon précoce les symptômes grâce à l'administration d'un soluté de réhydratation".


I.N avec AFP

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