RELÂCHEMENT - Selon une étude publiée jeudi par Santé publique France, les Français baissent la garde vis-à-vis des gestes barrières. Certaines catégories de la population seraient moins vigilantes que d'autres.

Pour les Français, c'en est trop. Après presque deux ans d'un quotidien rythmé par la pandémie, ils sont de plus en plus à laisser tomber les gestes barrières. Selon une étude menée par Santé publique France et publiée jeudi 18 novembre, les embrassades et serrages de main repartent de plus belle. 

Du 28 octobre au 5 novembre, période que couvre cette étude, "l’adhésion systématique à chacune des mesures barrières a diminué, comparé aux valeurs observées pendant le dernier confinement", font remarquer les auteurs de ces travaux.

Durant ce laps de temps, Santé publique France note une baisse significative (-5%) des saluts sans poignée de mains et sans embrassade par rapport à la dernière vague (54% vs 59%). Les réflexes d'aération systématique du logement toutes les heures commencent aussi à faire pâle figure. Tandis que lors de la première vague, 45% des répondants disaient appliquer cette mesure, ils ne sont plus de 41%.

Seuls l’adoption systématique du port du masque en public et le lavage régulier des mains continuent d'être respectés de façon invariable, 57% des 2000 participants à l'enquête affirmant le faire encore.

Les hommes, les jeunes et les personnes non-vaccinées moins rigoureuses

"Les populations adoptant moins systématiquement les mesures de prévention sont le plus souvent les hommes, les jeunes de 18 à 34 ans et les personnes déclarant une situation professionnelle inactive", note l'étude. Les personnes vaccinées déclaraient également dans une proportion supérieure porter systématiquement le port du masque en public et aérer leur logement toutes les heures par rapport aux personnes non-vaccinées.

Par ailleurs, parmi les 292 personnes non-vaccinées ayant répondu à l'enquête, 22% disent ne pas vouloir faire de test en cas de symptômes et 65% prennent rendez-vous chez leur médecin pour qu'il leur soit remboursé. En septembre, ils étaient respectivement 15 % et 69 %, "soit une augmentation significative du nombre de personnes déclarant refuser le test", indique Santé publique France alors que les tests sont devenus payants depuis le 15 octobre.

Les personnes vaccinées sont aussi 74% à déclarer ne pas ou plus se rendre dans les lieux où le pass sanitaire est obligatoire et 18% qu’elles payent les tests chaque fois qu’elles en ont besoin. 3% comptent se faire vacciner.


C.A.

Tout
TF1 Info