Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

La France vers un retour du masque obligatoire ? Ce que font nos voisins européens

par Maëlane LOAËC
Publié le 5 décembre 2022 à 16h00
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Le gouvernement incite vivement les François à remettre un masque dans les lieux clos et les transports en commun, sans encore l'imposer.
En Europe, nombreux sont les pays qui l'ont conservé au moins dans certains lieux publics clos comme les structures de santé, et parfois dans les transports.

Une nouvelle fois, les contaminations au Covid-19 repartent à la hausse, et la recommandation du port du masque refait surface. La semaine passée, la Première ministre Elisabeth Borne a lancé un "appel solennel" au respect des gestes barrières, en particulier au port du masque "dès que nous sommes avec des personnes fragiles ou dans des zones de promiscuité, comme les transports en commun". D'autant qu'en parallèle, les épidémies de bronchiolite et de grippe sévissent aussi. Mais malgré les incitations des épidémiologistes, y compris ceux du Covars, le gouvernement se contente pour le moment d'inciter à reprendre ce vieux réflexe, sans choisir la contrainte. Chez nos voisins européens, l'obligation a été conservée dans certains lieux en dépit de l'assouplissement des mesures anti-Covid ces derniers mois.

Le masque toujours imposé dans les transports en Allemagne et en Espagne

Dans les transports tout d'abord, la mesure est restée en vigueur dans une poignée de pays, comme le relève le site d'informations spécialisé Toute l'Europe. En Allemagne, le port du masque est défini à l'échelle régionale des Länders dans les transports publics, mais l'obligation vaut toutefois au niveau national pour les transports longue distance, dans les avions et les trains, avec un masque FFP2 obligatoire à partir de 14 ans. Ce masque, qui offre une protection renforcée, est également imposé dans les transports publics et les taxis à Vienne, la capitale autrichienne. 

Du côté de l'Espagne, le masque (chirurgical ou non) reste incontournable à partir de six ans dans les transports publics. Les régions peuvent ensuite durcir ces règles, note Le Parisien. Quant à la Grèce, elle l'exige dans les transports communs, sauf dans les trains, les avions et les bus longue distance. Les Pays-Bas, eux, recommandent seulement le port du masque dans les aéroports, et laissent aux compagnies aériennes la possibilité de décider de cette obligation à bord des avions.

Une obligation souvent maintenue dans les établissements de santé

Bien plus nombreux sont les pays à avoir conservé le port du masque obligatoire dans différentes structures médicales. En Italie et au Portugal par exemple, le masque est de rigueur dès six ans dans les établissements de santé, les maisons d'accueil de personnes âgées et les hôpitaux. La Belgique et l'Espagne, entre autres, l'imposent aussi dans les pharmacies. Certains États rendent même le masque FFP2 obligatoire dans les établissements de soins : c'est le cas en Autriche dans les cabinets médicaux, hôpitaux et Ephad, mais aussi en Allemagne, en sus d'une obligation de test. Quant aux Pays-Bas, ils laissent les structures décider elles-mêmes de leur propre politique. 

Enfin, quelques rares pays prévoient encore des dispositions pour exiger le masque dans les lieux publics clos. À Chypre, il reste obligatoire à partir dès six ans, notamment dans les magasins, des supermarchés aux petits commerces. En Allemagne, les Länders peuvent contraindre au port du masque dans les écoles à partir de la cinquième année (l'équivalent du CE1 chez nous), et dans d'autres espaces publics fermés, comme les restaurants ou lors de manifestations culturelles et sportives. Au Danemark, certaines institutions privées ou culturelles sont libres de l'imposer en leur sein.

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Quelques rares pays n'imposent plus rien du tout

Une frange minoritaire de pays adopte de son côté un protocole bien plus léger : au Royaume-Uni, en Estonie et en Irlande par exemple, toutes les mesures barrières ont été supprimées, mais le masque reste recommandé. En revanche, en Finlande, en Norvège, en Roumanie, en Suède ou encore en Suisse, il n'est plus encouragé depuis qu'il a été levé. 

À noter toutefois que tous les pays européens ne sont pas tous logés à la même enseigne face à l'épidémie : certains d'entre eux semblent encore épargnés par la neuvième vague qui touche la France. Le nombre de cas n'a pas progressé de manière significative en Allemagne, en Espagne ou au Royaume-Uni, signale Le Parisien. En Italie, les contaminations se multiplient, mais plus lentement que dans l'Hexagone.


Maëlane LOAËC

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