La moitié des crises cardiaques sont silencieuses

Julie Bernichan
Publié le 18 mai 2016 à 18h16
La moitié des crises cardiaques sont silencieuses

CŒUR – Près d’un infarctus du myocarde sur deux passe inaperçu car il ne présente pas de symptômes. Pourtant, il est plus dangereux.

Douleur vive au niveau de la poitrine, essoufflement, sueurs, nausées ou encore étourdissements sont les symptômes "normaux" d’une crise cardiaque. Lorsqu’un de ces signes se manifeste, il est important de réagir vite en alertant les secours. Mais une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique Circulation, montre qu’ils ne sont pas automatiques. Pire, près d’un infarctus sur deux ne présente aucun symptôme. Ainsi, le risque de récidiver est d’autant plus important.

Dans cette étude , les scientifiques ont suivi près de 9500 personnes sur 20 ans. Parmi les participants, 386 ont eu un infarctus du myocarde avec les symptômes classiques. Pour 317 autres, la crise cardiaque s’est révélée être silencieuse. L’équivalent de 45% des participants.

Pourquoi c’est plus dangereux ?
"Ce type d’infarctus fait autant de dégâts qu’une crise cardiaque plus classique, explique le Dr Elsayed Soliman, un auteur de l’étude. Mais comme les patients ne savent pas qu’ils ont eu un problème cardiaque, ils ne peuvent pas recevoir le traitement adéquat qui leur permettrait d’en éviter un autre." Ainsi, le risque de décéder d’une maladie cardiovasculaire est multiplié par trois.

Comment détecter une crise cardiaque silencieuse ?
La crise cardiaque ne laisse pas le cœur indemne. Même si elle est silencieuse, un électrocardiogramme (ECG) permettra de la détecter. Après l’examen, si le diagnostic est confirmé, un traitement au long cours sera mis en place pour limiter le risque de récidive.

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Quels sont les facteurs de risques ?
L’étude montre que les hommes sont les plus touchés par les crises cardiaques silencieuses. Pourtant, ce sont les femmes qui en meurent le plus. Après 50 ans, les hommes doivent se montrer prudents et à partir de 60 ans pour ces dames. Les antécédents familiaux sont un facteur de risque important, comme le souligne le site de l’Assurance maladie. Ainsi, "si un parent proche (père, mère, frère ou sœur) a présenté une maladie cardiovasculaire à un âge précoce, le risque cardiovasculaire est augmenté." En revanche, vous pouvez agir sur d’autres facteurs. Cela passe par arrêter de fumer, modérer sa consommation d’alcool, rester vigilant à son poids, pratiquer une activité physique régulière et surveiller son taux cholestérol et sa pression artérielle.

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