Covid-19 : le défi de la vaccination

Quand le vaccin sera-t-il disponible en France ?

Idèr Nabili
Publié le 2 décembre 2020 à 13h41, mis à jour le 2 décembre 2020 à 14h24
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Source : TF1 Info

VACCINATION – Ce mercredi, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à approuver l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 développé par Pfizer et BioNTech. Quand le sera-t-il en France ?

Plus que jamais, le vaccin contre le Covid-19 est sur les rails. Ce mercredi, le Royaume-Uni a autorisé l’utilisation massive du vaccin développé par la société pharmaceutique américaine Pfizer et celle de biotechnologie allemande BioNTech. Le gouvernement britannique a annoncé avoir accepté "la recommandation de l’Agence indépendante de réglementation des médicaments et des produits de santé d’approuver l’utilisation" de ce vaccin. Un "moment historique", a réagi le patron de Pfizer, alors que les premières doses devraient être injectées dès la semaine prochaine outre-Manche. À quelle échéance la France pourra-t-elle faire de même ?

Lors d’une conférence de presse qui s'est tenue mardi depuis l’Élysée, Emmanuel Macron a confirmé l’échéance de "fin décembre, début janvier" pour l’arrivée des premières vaccinations sur notre sol. Près d’un mois après le Royaume-Uni, donc. Mais pour la France, le processus de validation n’est pas encore terminé. "Il y a deux avis importants : celui de l’Agence européenne du médicament (EMA) et celui de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM)", explique à LCI Alain Fischer, immunologue rattaché à l’Institut Imagine de l’Inserm et de l’université de Paris.

Celui-ci prévoit une réponse des deux établissements "courant décembre", l’EMA ayant déjà fait savoir qu’elle délivrerait son verdict concernant le vaccin de Pfizer/BioNTech "au plus tard" le 29 décembre. L’ANSM, qui "travaille en parallèle", se prononcera ensuite. Le Royaume-Uni, n’a, de son côté, pas eu besoin d’attendre l’aval de l’Agence européenne du médicament pour débuter sa campagne de vaccination. Mais ce n’est pas forcément un avantage, poursuit l’immunologue. "Nous ne sommes pas à 15 jours près, ce n’est pas un 100 mètres au cours duquel il faut gagner d’un dixième de seconde contre l’adversaire", clame le spécialiste.

"Ce qui est important, c’est le respect des procédures"

Les vaccins administrés aux Français bénéficieront donc de "deux regards" différents. "Ce qui est important, c’est le respect des procédures", poursuit Alain Fischer. "Il faut que la population puisse avoir confiance dans ces vaccins, qu’ils aient été évalués comme il le faut. Peu importe la date exacte, puisque cela va venir progressivement dans les semaines et les mois qui viennent."

Une fois que l’Agence européenne et l’ANSM auront validé ce vaccin, si elles l’évaluent positivement, alors "la campagne de vaccination pourra commencer selon les recommandations mises en place", continue l’immunologue. "Au début, ce sera dans les Ehpad, aussi bien pour les personnes âgées" que le personnel soignant de ces établissements, rappelle-t-il, même si le gouvernement doit encore détailler la stratégie vaccinale nationale. Mais le président de la République a déjà confirmé, mardi, que les premières doses seraient réservées "aux publics les plus sensibles".

En pratique, "comptez plutôt janvier" avant de les voir arriver, tempère Alain Fischer. "Les campagnes de vaccination vont commencer, seront progressives. Dans l’année, il y aura des évolutions parce qu’il y aura de nouvelles informations, de nouveaux vaccins. Cela va être éminemment évolutif, et c’est très bien ainsi."


Idèr Nabili

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