Les épidémies de Covid et de variole du singe terminées en 2023 ? L'OMS l'espère

M.L (avec AFP)
Publié le 15 décembre 2022 à 10h03

Source : JT 20h WE

Le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, souhaite voir les épidémies de Covid-19 et de variole du singe refluer l'année prochaine.
Le virus du Covid-19 "ne va pas disparaître", a-t-il toutefois mis en garde.
Quant à la variole du singe, l'urgence sanitaire pourrait se terminer en 2023 "si la tendance actuelle se poursuit".

Après deux années sous tension, les prochains mois réserveront-ils enfin une accalmie ? C'est en tout cas ce que souhaite l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle espère que le Covid-19 et la variole du singe ne seront plus des urgences de santé publique dans le monde en 2023, lorsque les deux maladies auront terminé leur phase la plus dangereuse.

À propos du Covid-19 tout d'abord, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré mercredi 14 décembre que le nombre de décès hebdomadaires représentait désormais environ un cinquième de son niveau il y a un an. Même si la semaine passée, près de 10.000 personnes sont décédées et que "tous les pays peuvent encore faire beaucoup pour sauver des vies", "nous avons parcouru un long chemin", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse. "Nous espérons qu'à un moment donné l'année prochaine, nous pourrons dire que le Covid-19 n'est plus une urgence sanitaire mondiale", a-t-il ajouté. 

Le Covid-19 "est là pour rester"

"Ce virus ne va pas disparaître. Il est là pour rester et tous les pays devront apprendre à le gérer en même temps que d'autres maladies respiratoires", a-t-il poursuivi, prédisant encore "de nombreux incertitudes et défis en 2023". Le comité d'urgence de l'OMS sur le Covid-19, qui évalue si le virus constitue une urgence de santé publique d'intérêt international, discutera des critères permettant d'établir ou non la fin de cette urgence sanitaire lors d'une réunion en janvier. Il se penchera sur l'épidémiologie, les variants comme Omicron et l'impact du virus.

L'épidémie "n'est plus ce qu'elle était au début", puisque les cas donnent lieu aujourd'hui à moins d'hospitalisations et de morts, a expliqué Maria Van Kerkhove, à la tête de l'équipe technique de l'OMS sur le Covid. Les décès surviennent surtout chez les non-vaccinés ou n'ayant pas reçu tous les vaccins, a-t-elle ajouté. Selon l'organisation onusienne, 30 milliards de doses de vaccins ont été administrées dans le monde, mais 30% de la population mondiale n'a reçu qu'une seule dose. Depuis le début de l'épidémie, près de 650 millions de cas d'infection au Covid-19 et plus de 6,6 millions de morts ont été enregistrés, d'après elle, qui juge toutefois ces chiffres très en deçà de la réalité. 

Tedros Adhanom Ghebreyesus a également souligné la nécessité de mieux comprendre la genèse du virus, identifié pour la première fois à Wuhan, en Chine, en décembre 2019. "Toutes les hypothèses restent sur la table", y compris celle d'un virus qui se serait échappé d'un laboratoire de la ville, a-t-il affirmé.

Quant à la variole du singe, il a souligné que l'épidémie mondiale avait pris le monde par surprise. Plus de 82.000 cas ont été signalés dans 110 pays, mais le taux de mortalité est resté faible, avec 65 morts. "Si la tendance actuelle se poursuit, nous espérons que l'année prochaine, nous pourrons également déclarer la fin de cette urgence sanitaire", a-t-il conclu. 


M.L (avec AFP)

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