La France face à une 3e vague d'ampleur

Les hôpitaux publics commencent à reprogrammer des actes hors Covid

La rédaction de LCI
Publié le 24 novembre 2020 à 18h31
Des infirmiers soignent un patient infecté par le Covid-19 à l'unité de soins intensifs de l'hôpital Lariboisière à Paris.

Des infirmiers soignent un patient infecté par le Covid-19 à l'unité de soins intensifs de l'hôpital Lariboisière à Paris.

Source : JOEL SAGET / AFP

L'essentiel

REPORT DE SOINS - Le pic de la deuxième vague ayant sans doute été franchi en France," une reprogrammation très, très prudente" des opérations et des consultations s'entame dans les hôpitaux publics.

L'annonce est de bon augure même s'il faut rester prudent. Pour accueillir des milliers de patients supplémentaires en réanimation en raison de l’épidémie de Covid-19, les hôpitaux publics avaient dû "déprogrammer" des activités chirurgicales et médicales hors Covid-19, mais le pic de la deuxième vague ayant sans doute été franchi en France," une reprogrammation très, très prudente" s'amorce. "Dans le cas où il y a eu déprogrammation, il y a, depuis la fin de semaine dernière, le début de cette semaine, en fonction des territoires, une reprogrammation progressive", a expliqué Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France (FHF), lors d'une visioconférence de presse. Tout comme la déprogrammation, la reprogrammation est "disparate selon les régions, selon l'évolution de l'épidémie".

"Vers la fin des transferts"

Et "on demande aux établissements, s'ils désarment des lits de réanimation, d'être en mesure de les réarmer très rapidement, en 24/48h", a précisé Mme Riet, ajoutant qu'il fallait "absolument prioriser" la prise en charge des patients. 

Même accalmie au niveau des évacuations sanitaires, puisque l'"on s'oriente vers la fin des transferts". En Bretagne, vers laquelle certains patients Covid avaient été évacués, le dispositif était en train d'être levé. "Il n'y a que la Bourgogne-Franche-Comté qui a relaté encore ce matin un ou deux transferts vers la régions grand-Est", a souligné Zaynab Riet.