Les pharmaciens, sages-femmes et infirmiers bientôt autorisés à vacciner tous les plus de 16 ans ?

I.N
Publié le 28 janvier 2022 à 18h25
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Source : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

La Haute autorité de Santé recommande d'autoriser plusieurs professions à vacciner les personnes âgées de plus de 16 ans.
Selon elle, la campagne de vaccination contre le Covid-19 a prouvé que de nombreux professionnels de santé étaient capables de réaliser cette action.

Devrez-vous toujours prendre rendez-vous chez votre médecin pour recevoir une dose de vaccin ? Pas si sûr. Dans un communiqué publié ce vendredi, la Haute autorité de santé (HAS) préconise d'ouvrir les compétences vaccinales à différents professionnels de santé. Les infirmiers, pharmaciens et sages-femmes sont concernés.

Selon la HAS, la campagne vaccinale contre le Covid-19 a prouvé que de très nombreux professionnels de santé pouvaient élargir leurs compétences pour vacciner le plus grand monde dans un délai réduit. Une telle mesure aurait pour objectif de simplifier la vaccination plus traditionnelle de la population. "Élargir les compétences vaccinales à plus de professionnels de santé constitue un moyen de simplifier le parcours vaccinal, de multiplier les occasions de proposer la vaccination et ainsi d'augmenter la couverture vaccinale", écrit l'autorité indépendante.

Une autorisation sous conditions

À ce jour, et depuis 2016, seules les sages-femmes ont la possibilité de procéder à quelques vaccinations chez les femmes, les nouveau-nés ou leur entourage. Et les infirmiers et pharmaciens peuvent déjà réaliser ce geste contre la grippe, rappelle la HAS. "Ces expériences ont également montré que l'implication de ces différents professionnels de santé avait un impact positif sur la couverture et la sécurité vaccinale", indique-t-elle.

Toutefois, l'élargissement des professions autorisées à vacciner contre la diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite, les papillomavirus humains, le pneumocoque, les hépatites A et B, les méningocoques ou la grippe, doit se faire sous certaines conditions. D'abord, seuls les patients de plus de 16 ans sont concernés, exceptées les "personnes immunodéprimées, dont les schémas vaccinaux peuvent être spécifiques et complexes".

La HAS demande également qu'une "formation adaptée" soit proposée aux professionnels souhaitant intégrer cette nouvelle compétence, et appelle à un "renforcement de la traçabilité de la vaccination, notamment grâce à des outils numériques".

Sous réserve de l'accord des pouvoirs publics, il faudra encore attendre plusieurs mois pour que cette réforme entre en vigueur, le temps que chaque profession en négocie les détails et les tarifs avec l'Assurance maladie.


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