Les sages-femmes toucheront une prime de 100 euros et seront revalorisées dès janvier

La rédaction de LCI avec AFP
Publié le 16 septembre 2021 à 21h30
Les sages-femmes toucheront une prime de 100 euros et seront revalorisées dès janvier

Source : FRANCK FIFE / AFP

SALAIRES - Le ministère de la Santé annonce ce jeudi que les sages-femmes toucheront une prime de 100 euros dès le mois de janvier, et seront revalorisées d'environ 100 euros brut par mois. Des mesures estimées à 40 millions d'euros par an.

De nouvelles mesures pour l'hôpital. À partir du mois de janvier, les sages-femmes travaillant à l'hôpital recevront une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d'environ 100 euros brut par mois, a annoncé ce jeudi soir le ministère de la Santé, à l'occasion d'une réunion avec les syndicats de sages-femmes. Ces revalorisations, qui seront incluses dans le budget de la Sécurité sociale pour 2022, représenteront une dépense supplémentaire de 40 millions d'euros par an, a précisé le cabinet du ministre Olivier Véran à l'AFP.

Ces derniers jours, l'Inspection générale des affaires sociales avait préconisé de mieux rémunérer les sages-femmes, métier en crise profonde. L'Inspection préconisait également de donner à la profession un statut spécifique et de recentrer les missions sur la grossesse physiologique et le suivi gynécologique. Depuis le début de l'année, les sages-femmes sont déjà descendues cinq fois dans la rue pour réclamer reconnaissance et effectifs.

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Les trois quarts des 23.500 sages-femmes bénéficieront de ces hausses, pour un gain mensuel équivalent à l'augmentation de 183 euros net déjà accordée à tous les personnels hospitaliers fin 2020 dans le cadre du "Ségur de la santé". Une sorte de rattrapage pour la profession, oubliée de la refonte des grilles salariales négociée pour les infirmières et les aides-soignantes, entre autres. "Les sages-femmes ont pu se sentir mises à l'écart", reconnaît d'ailleurs l'entourage du ministre.

Toutes leurs revendications n'ont cependant pas été satisfaites. Leur demande d'un statut "sur-mesure" a ainsi été écartée, Olivier Véran préférant "conforter leur statut médical au sein de la fonction publique hospitalière", notamment à travers cette "revalorisation significative". Leurs compétences seront néanmoins étendues à de nouveau domaines, comme l'endométriose, et le ministère entend faciliter la création des "maisons de naissance" gérées par des sages-femmes.


La rédaction de LCI avec AFP

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