Levothyrox : l'ancienne formule du médicament restera distribuée en France en 2023

A.B. avec AFP
Publié le 7 décembre 2022 à 13h48
JT Perso

Source : TF1 Info

L'ancienne formule du Levothyrox restera distribuée en France en 2023.
C'est ce qu'ont annoncé, mercredi, le ministère de la Santé et le laboratoire Merck qui produit ce médicament.
Un soulagement pour plusieurs malades.

La décision a été accueillie avec soulagement pour près de 90.000 personnes souffrant de problèmes de thyroïde. Mercredi 7 décembre, le ministère de la Santé et le laboratoire Merck qui produit le Levothyrox ont confirmé que la distribution de l'ancienne formule du médicament allait se poursuivre en France en 2023. "Nous avons confirmé que le laboratoire Merck garantit l’approvisionnement du marché français en spécialité Euthyrox pour l’année 2023", a indiqué la direction générale de la santé (DGS) à l'AFP. 

Les importations vont donc se poursuivre. Elles proviennent de "la production destinée au marché russe" et concernent toujours "la formule d'Euthyrox, strictement identique à l'ancienne formule de la spécialité Levothyrox distribuée en France jusqu'en 2017", a précisé la DGS. 

Accompagner les patients

Cette annonce a été saluée par des associations de patients, comme l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) ou Alerte Thyroïde. Elles ont qualifié cette prolongation de "grand soulagement pour les 90.000 patients concernés" par ce traitement conçu pour les problèmes de thyroïde. La distribution de l'ancienne formule, connue sous le nom d'Euthyrox et qui devait s'arrêter en 2020, a été prolongée plusieurs fois, sur fond de bataille judiciaire autour de la nouvelle formule.

"Depuis plusieurs années, Merck a répondu positivement à la demande de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en important de manière temporaire et transitoire en France de l’Euthyrox, strictement identique à l’ancienne formule du Levothyrox mais destiné à d’autres marchés", a souligné le laboratoire allemand. "Nous avons accepté, il y a quelque temps déjà, de prolonger à nouveau ces importations, toujours de manière temporaire, jusqu’à fin 2023", a ajouté Merck.

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Mais cette prolongation pourrait être la dernière et le laboratoire Merck a appelé les autorités de santé à "accompagner les patients" pour "trouver le traitement pérenne qui leur convient le mieux, afin de leur éviter de se retrouver dans une situation d'impasse le jour où cette ancienne formule ne sera plus du tout disponible". Cette annonce intervient alors que l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a été mise en examen, lundi, pour "tromperie" dans le dossier lié à la nouvelle formule. Cette mise en examen est intervenue un mois après celle de la filiale française de Merck pour "tromperie aggravée". 

Les deux parties sont mises en cause pour la nouvelle composition du médicament, arrivée en France fin mars 2017. Une nouvelle formule du Levothyrox qui utilisait le même principe actif, la lévothyroxine, mais avec de nouveaux excipients. Or, des patients se sont plaints de nombreux effets secondaires : crampes, maux de tête, vertiges ou perte de cheveux. Une enquête pénale a été ouverte à Marseille en mars 2018 pour faire la lumière, alors que ce médicament est utilisé quotidiennement par 2,5 millions de patients en France, selon Merck.


A.B. avec AFP

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