Deux ans après l'épidémie de Covid-19, les diagnostics de brouillard cérébral, démence et épilepsie sont plus fréquents chez les personnes touchées par le virus.
C'est ce que révèle une étude de l'université d'Oxford.
Les personnes atteintes d'autres infections respiratoires y sont moins sujettes.

Selon une étude de l’université d’Oxford, deux ans après l'épidémie de Covid-19, les diagnostics de brouillard cérébral, démence et épilepsie sont plus fréquents chez les personnes touchées par le virus, que celles touchées par d’autres infections respiratoires. Pour arriver à cette conclusion, l’étude a examiné un échantillon d’1,25 million de personnes ayant contracté la maladie et observé s’ils étaient sujets à 14 troubles cérébraux identifiés, avant de faire de même avec un panel similaire atteint d'une infection respiratoire différente.

Dans le premier groupe, il y avait plus de nouveaux cas de brouillard cérébral chez les adultes de 18 à 64 ans ; plus de cas de démence, accident vasculaire cérébral et brouillard cérébral chez les adultes âgés de plus de 65 ans ; et plus de cas d’épilepsie et de troubles psychotiques chez les enfants (260 cas pour 10.000 après Covid, contre 130 après d’autres maladies respiratoires concernant l’épilepsie). Bonne nouvelle toutefois, selon l’université d’Oxford : le risque d’anxiété et de dépression chez les adultes est accru moins de deux mois après une infection au Covid, avant de revenir à des niveaux normaux.

Comment expliquer l'augmentation de ces troubles ?

En revanche, l'étude n'explique pas pourquoi le Covid mène vers ces autres maladies, même si certains experts pensent que cela pourrait s'expliquer par le développement de micro-caillots dans le sang. Selon David Menon, professeur à l'université de Cambridge, cité par la BBC, l'impact d'une hospitalisation pour Covid équivaut "à 20 ans de vieillissement" d'un coup et a forcément des conséquences. Pour le professeur Paul Garner, l'impact de l'épidémie sur la vie quotidienne des gens n'est pas à sous-estimer. Il estime que les petites augmentations de démence et de psychose étaient "plus susceptibles d'être liées au bouleversement sociétal et à la dystopie que nous avons vécus, plutôt que d'être un effet direct du virus".


La rédaction de TF1info

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