Le nombre de cas de dengue a enregistré un record en 2022, notamment en Paca.
Face au risque d'épidémie cet été, la lutte contre le moustique tigre a déjà débuté dans plusieurs villes.
D'autant que l'insecte si redouté, ou ses larves, ont déjà été détectés dans certaines régions.

Faut-il craindre une épidémie de dengue cet été ? Avec le réchauffement climatique et la période d'activité prolongée du moustique tigre sur le territoire, le risque sanitaire est réel s'accordent à dire les experts. Selon le site Vigilance Moustiques, 70 départements sont colonisés ou en passe de l'être par cet insecte d’environ 5 mm à rayures noires et blanches, vecteur de maladies tropicales, soit près de 67% du territoire. 

Si une surveillance renforcée est mise en place par les autorités du 1er mai au 30 novembre conformément au Code de la Santé Publique, ce dernier est actif dès le mois d'avril. Pour éviter son implantation, il faut agir avant le début de la période critique d’éclosion des œufs aux premières chaleurs en supprimant les lieux de ponte. En alerte avec le retour des beaux jours, plusieurs collectivités se sont engagées, très tôt, en ce sens.

Des spécimens en Bretagne et en Paca

C'est notamment le cas de Rennes où plusieurs spécimens ont été aperçus ces derniers jours dans le quartier de la Binquenais. "Ces insectes reviennent à l’approche de l’été", a alerté la Ville sur son site internet, mercredi 29 mars 2023. Une société spécialisée doit intervenir dans les prochains jours pour supprimer les potentielles larves avant qu’elles ne deviennent adultes.

Officiellement de retour en Bretagne donc, le moustique tigre a été détecté pour la première fois dans la région il y a deux ans.

"À ce jour, bien que le moustique tigre ait été décelé en Bretagne, son implantation de manière définitive n’est pas confirmée et la région n’est pas considérée comme colonisée", précise l’Agence Régionale de la Santé qui veut faire perdurer cette situation.

Sur la Côte d'Azur, la présence de l'insecte si redouté a été relevée dès le mois de février. "Les températures qu'on a en ce moment y sont pour beaucoup", a expliqué il y a peu Sergio Giglio, entomologiste urbain basé à Cannes à nos confrères de France 3 régions. "Une des particularités du moustique tigre, c'est que ses œufs résistent à la sécheresse, ils peuvent être mis en dormance pour le printemps d'après", a encore souligné celui qui a notamment dû intervenir en Paca pour la présence de larves dans un vide sanitaire. 

La région est première sur la présence de cas de dengue avec trois foyers de 51 cas, dont 34 en Alpes-Maritimes. A chaque nouveau signalement, l'Agence régionale de santé mobilise des opérateurs de démoustication pour traiter jusqu'à 150 mètres autour de la personne piquée et infectée.

Des villes déjà en alerte

"Le moustique tigre est présent et actif dans tous les départements d'Île-de-France", a de son côté rappelé l'Agence de santé régionale sur son site le 28 mars dernier. Tous les départements franciliens sont en conséquence placés en vigilance rouge, comme en témoigne la carte publiée par Vigilance Moustiques. 

Comme en témoigne l'exemple d'Antony, les communes se sont engagées très tôt contre l'implantation de l'insecte. "Pour lutter efficacement contre la prolifération et les pathologies causées par le moustique tigre, le Service d'Hygiène-Santé, a organisé le 22 Mars dernier une conférence d’information sur la prévention et l’éradication de ces insectes", informait la commune des Hauts-de-Seine sur Twitter il y a quelques jours.

A Annecy ou encore Bordeaux et Périgueux, des actions de sensibilisation similaires ont été menées ces dernières semaines auprès des habitants afin de leur transmettre les bons gestes, mais également d’évoquer les actions en cours. 

Pour rappel, pour éviter la prolifération du moustique tigre et empêcher les larves de se développer, il est recommandé de changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine, de vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et nettoyer régulièrement les gouttières mais aussi de couvrir les réservoirs d’eau (bidons, citernes..) ou encore de vider les récipients (arrosoirs, soucoupes).


Audrey LE GUELLEC

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