Papillomavirus : le vaccin "généralisé" pour les élèves de 5e, annonce Emmanuel Macron

par I.N
Publié le 28 février 2023 à 15h11, mis à jour le 28 février 2023 à 17h49

Source : TF1 Info

Emmanuel Macron a annoncé ce mardi que la vaccination contre le papillomavirus serait "généralisée" dans les collèges.
Elle s'adressera à tous les élèves de 5e, dès la rentrée 2023.

La lutte contre le papillomavirus s'intensifie. Emmanuel Macron a annoncé, ce mardi 28 février, la mise en place d'une campagne de vaccination gratuite "généralisée" dans les collèges pour les élèves de 5e afin d'éradiquer le papillomavirus, responsable chaque année de plus de 6000 nouveaux cas de cancers. "On va généraliser à partir de la rentrée prochaine pour les 5e", a indiqué le chef de l'État lors d'une rencontre avec des élèves dans un collège de Jarnac (Charente).

"Cela permet d'éviter beaucoup de cancers", a ajouté Emmanuel Macron. 800.000 élèves seront concernés par cette vaccination qui ne sera pas obligatoire. Un accord parental sera nécessaire, a précisé l'Élysée.

Ces annonces interviennent quatre jours avant la Journée mondiale de sensibilisation autour des maladies induites par le papillomavirus humain (HPV). Extrêmement fréquentes, ces infections sont la plupart du temps bénignes, mais elles peuvent persister et aboutir à un cancer : les HPV sont responsables de 2900 cancers du col de l'utérus provoquant plus de 1000 décès par an, 1500 cancers de la sphère ORL, 1500 cancers de l'anus, 200 cancers de la vulve ou du vagin et une centaine de cancers du pénis.

Une fille sur trois, un garçon sur dix... La vaccination patine

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ces cancers seraient totalement éliminables grâce au dépistage et à la vaccination. Problème : le vaccin reste peu répandu en France. Le taux de couverture vaccinale pour les filles est à ce jour de 37%, et seulement 9% pour les garçons. L'objectif du gouvernement est d'atteindre 80% de couverture vaccinale à l'horizon 2030.

L'exécutif s'inspire notamment de l'exemple australien. Dans ce pays d'Océanie, grâce à la vaccination, le taux de personnes infectées par les HPV à l'origine des cancers du col de l'utérus est passé de 22,7% en 2005-2007 à 1,5% en 2015 chez les jeunes femmes de 18-24 ans, indique le gouvernement. Ce cancer pourrait d'ailleurs y être éradiqué d'ici à 15 ans.

En France, la vaccination est aujourd'hui recommandée pour les filles et les garçons entre 11 ans et 14 ans. Elle peut également être proposée en rattrapage jusqu'à l'âge de 19 ans et reste possible jusqu'à 26 ans pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes. La vaccination en milieu scolaire, annoncée ce mardi par Emmanuel Macron, a déjà été expérimentée durant deux ans dans le Grand Est. Elle a, selon le gouvernement, permis de passer le taux de vaccination de 9 à 31%.


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