Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Covid-19 : le pass vaccinal bientôt insuffisant pour accéder à certains lieux ?

Léa LUCAS avec AFP
Publié le 24 décembre 2021 à 6h33
JT Perso

Source : TF1 Info

CUMUL DE JUSTIFICATIF - Alors que le "pass vaccinal" devrait entrer en vigueur le 15 janvier, le gouvernement réfléchit à exiger un test négatif, en plus d'un schéma vaccinal complet, dans certains endroits.

Vers un cumul des justificatifs anti-Covid dans certains lieux ? Le gouvernement devrait trancher d'ici au 15 janvier 2022, date à laquelle le projet de loi transformant le "pass sanitaire" en "pass vaccinal" doit entrer en vigueur.

Actuellement en discussion, l'exécutif émet l'hypothèse d'exiger un "cumul de justificatifs" dans certains lieux. Cela signifierait que l'on pourrait être amené à présenter un test négatif, en plus du certificat de vaccination, pour accéder à des lieux encore non-définis, lorsque "l'intérêt de la santé publique et l'état de la situation sanitaire" le justifieraient.

Pour cela, le texte doit être présenté lundi prochain lors d'un Conseil des ministres extraordinaire, puis examiné en commission à l'Assemblée nationale le mercredi qui suit. Ce même jour, le ministre de la Santé, Olivier Véran, sera auditionné, selon le Journal officiel, tandis que le projet de loi sera examiné au Sénat pour une adoption définitive à partir du 5 janvier.

Diminuer la tension hospitalière

Cette mesure d'urgence ferait potentiellement partie de la nouvelle stratégie du gouvernement afin de lutter contre la propagation rapide du variant Omicron.  Celui-ci avait en effet annoncé le 17 décembre la transformation du "pass sanitaire" en" pass vaccinal" d'ici à la fin janvier 2022. Mais mardi dernier, il a choisi d'accélérer le calendrier avec un Conseil des ministres exceptionnel, puis l'examen du projet de loi la même semaine, pour une entrée en vigueur plus tôt que prévu.

"Bien que la vaccination et le pass sanitaire aient jusqu'à présent permis de limiter les conséquences de l'épidémie sur le système de soins, celui-ci reste en forte tension, alors que des interventions qui avaient dû être reportées lors des précédentes vagues doivent par ailleurs être reprogrammées", a justifié le gouvernement dans l'exposé des motifs du texte. 

Lire aussi

L'exécutif s'inquiète par ailleurs de voir que "plus d'un million de personnes identifiées comme à risque n'(aient) toujours pas entamé un schéma vaccinal". Il appelle ainsi les non-vaccinés à recevoir leur première dose de vaccin, les vaccinés à se faire injecter leur dose de rappel et l'ensemble de la population à respecter les gestes barrières à l'approche des fêtes de noël. 


Léa LUCAS avec AFP

Tout
TF1 Info