Une "taxe lapin" d'un montant de cinq euros sera mise en place par les médecins.
Les patients n'annulant pas leur rendez-vous au moins 24 heures avant seront concernés.

Une "taxe lapin" pour responsabiliser les patients. Pour limiter le nombre de rendez-vous médicaux non honorés, le gouvernement a décidé d'instaurer une nouvelle pénalité à leur charge. Surnommée "taxe lapin", celle-ci sera d'un montant de cinq euros pour les patients qui n'annulent pas leur rendez-vous au moins 24 heures avant, comme l'a annoncé Gabriel Attal à la presse quotidienne régionale ce samedi 6 avril. Selon Matignon, il s'agit de "répondre au souci majeur des Français : l'accès 

aux médecins, la capacité de trouver un rendez-vous dans des délais acceptables". Celle-ci s'inscrit dans une batterie de mesures pour tenter de répondre à la crise du système de soins de ville et de récupérer 15 à 20 millions de créneaux médicaux. 

5 euros prélevés par les plateformes

L'ambition est de laisser les professionnels de santé décider d'appliquer ou non cette taxe en cas de l'absence du patient ou de la patiente. Si oui, le montant de cinq euros sera directement prélevé sur les plateformes médicales comme Doctolib, qui prendront l’empreinte bancaire des patients. Auprès de TF1info, Doctolib souligne combien "il est important que la mise en place de ce projet ait un véritable effet positif sur les rendez-vous non honorés et par ailleurs n'entrave pas l'accès à la prise de rendez-vous pour les personnes déjà éloignées du système de soins, telles que les 5% de Français sans carte bancaire ou les 15% de Français en situation d'illectronisme".

La mesure doit entrer en vigueur en janvier 2025, selon le gouvernement. Pour cela, il faut toutefois modifier la loi : la majorité présidentielle prépare actuellement une proposition de loi en ce sens. Selon le Premier ministre, ces rendez-vous non honorés font perdre "des millions d'heures" de temps médical. En réalité, il n’existe pas d’études fiables qui permettraient de quantifier précisément le phénomène. 

Plus largement, Gabriel Attal a annoncé d'autres mesures visant à simplifier le système de santé et à "la vie des Français et des praticiens". Parmi elles, la possibilité pour les pharmaciens de prescrire des antibiotiques pour certaines maladies comme les angines et les infections urinaires. Mais aussi le renouvellement accordé aux opticiens des lunettes de vue, même en cas de "petites corrections" sur les verres, ou bien la faculté de consulter un psychologue sans passer par un généraliste au préalable.


C.Q

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