Risques cardio-vasculaires chez la femme : quand faut-il se faire dépister ?

par Aurelie DUHAMEL pour TF1 INFO
Publié le 11 janvier 2024 à 9h00

Source : JT 20h Semaine

Considérées à tort comme un problème masculin, les maladies cardio-vasculaires n’épargnent pas le cœur des femmes.
L’infarctus du myocarde et l’Accident vasculaire cérébral (AVC) arrivent même en tête du classement de ces pathologies qui représentent la première cause de mortalité féminine en France.
Aujourd’hui, la prise en charge peut être améliorée, en incitant les femmes à écouter davantage leur corps et à se faire dépister tout au long de leur vie.

En France, les maladies cardio-vasculaires sont la deuxième cause de décès après les cancers, avec plus de 140.000 morts chaque année, d’après Santé publique France. Contrairement aux idées reçues, elles englobent aussi bien les hommes que les femmes, qui minimisent parfois les premiers symptômes de la maladie. Selon les résultats d’une étude de la Fédération Française de Cardiologie menée en partenariat avec Opinionway, 74 % des femmes n’identifient pas les maladies cardiovasculaires comme étant la première cause de mortalité féminine. Pourtant, sur l’ensemble des décès répertoriés dans l’Hexagone chaque année, plus de la moitié (54 %) sont des femmes. Cet ensemble de pathologies qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins désigne principalement l’AVC, l’infarctus du myocarde, l’hypertension artérielle ou encore l’insuffisance cardiaque. Malgré les obligations professionnelles, privées et familiales, les femmes doivent toutefois trouver le temps de prendre soin d'elles et de leur santé, surtout si elles sont exposées à certains facteurs de risque. 

Quelles sont les meilleures périodes pour se faire dépister ?

Différents facteurs de risque liés aux maladies cardiovasculaires, qui tuent six fois plus que le cancer du sein et de plus en plus de jeunes, sont spécifiques aux femmes. On leur distingue, en effet, trois périodes de vulnérabilité cardiovasculaire. À commencer par le moment du choix de la contraception, dont les avantages et les inconvénients doivent être évalués par un gynécologue en tenant compte des risques cardiovasculaires. 

D’après la Fondation Française de Cardiologie, les contraceptions hormonales estroprogestatives (COP), stratégie la plus utilisée en France, augmentent les risques de formation de caillots sanguins. Surtout si vous êtes âgée de plus de 35 ans, fumeuse, diabétique ou en situation de surpoids, il est préférable de choisir une contraception alternative, comme un stérilet ou un implant. La deuxième période de vulnérabilité concerne la grossesse, durant laquelle le cœur est davantage sollicité en raison de l’augmentation du volume sanguin qui peut révéler une fragilité cardiovasculaire. 

Souvent liée à une prise de poids, à l’apparition d’un diabète de type 2 ou encore de cholestérol, la ménopause est également une période clé dans la vie des femmes durant laquelle il est souhaitable de rester en alerte. 

Comment préserver son cœur quand on est une femme ?

Sur son site internet, la Fondation Française de Cardiologie met également à disposition de "toute personne n’ayant pas déjà présenté un accident cardiovasculaire", un rapide questionnaire pour évaluer son risque cardiovasculaire. Après avoir renseigné votre profil et vos antécédents familiaux, vous devrez alors identifier différents facteurs de risque liés à votre mode de vie. Pour préserver leur cœur, les femmes doivent par ailleurs surveiller leur hygiène de vie, en arrêtant notamment de fumer, en veillant à effectuer au minimum 30 minutes d’activités sportives modérées par jour ou encore à adopter une alimentation saine et équilibrée. 

Il convient d’apprendre à gérer son stress, qui est souvent invoqué comme étant l’une des causes principales de l’infarctus du myocarde. Autre habitude bonne pour le cœur : dormir suffisamment, au moins sept heures par nuit ! Pour une meilleure prévention, veillez aussi à faire contrôler votre pression artérielle, votre taux de cholestérol ou encore votre glycémie par un médecin. Apprendre à reconnaître les signes d’un arrêt cardiaque peut sauver des vies et la vôtre ! Dans le cadre d’un AVC, par exemple, le visage s’engourdit, la parole se trouble, des maux de tête, vertiges ou encore des étourdissements peuvent donner l’alerte. Dans ce cas, il faut réagir vite : si l’un de ces signes apparaît, n’hésitez pas une seconde à composer le 15. 


Aurelie DUHAMEL pour TF1 INFO

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