AVERTISSEMENTS - Dans son nouveau numéro, "60 millions de consommateurs" fait état de ses tests sur dix-sept produits désodorisants aux huiles essentielles. Chez certains d'entre eux, de nombreuses substances indésirables ont été retrouvées. L'association réclame la mise en place d'un étiquetage pour mieux informer les consommateurs.

En avril 2017, 60 millions de consommateurs alertait sur les dangers des sprays et aérosols aux huiles essentielles. L’association avait analysé 46 produits dits "purifiants" dont dix sprays. Tous contenaient des substances indésirables comme des composés organiques volatiles (COV) ou des molécules allergisantes. Dans son nouveau numéro, en kiosque ce jeudi 24 mai, le magazine enfonce le clou. Dix-sept produits ont cette fois été analysés, dont douze sprays et aérosols et cinq diffuseurs passifs. Et selon les termes employés, le résultat "n’est pas folichon".

Alors qu’ils sont présentés comme assainissant et naturels, la plupart des produits testés polluent et contiennent des composés allergisants, comme le limonène, le géraniol ou le linalool. Les personnes allergiques et asthmatiques y sont particulièrement vulnérables. Et alors que, contrairement aux bougies parfumées ou à l’encens, ces produits ne diffusent pas leur parfum par combustion, certains d’entre eux émettent tout de même des COV. Ces composés peuvent avoir des effets irritants pour le nez, les yeux ou encore la gorge. Au total, les tests de 60 millions de consommateurs ont révélé jusqu’à 23 ingrédients indésirables dans deux produits : Puressentiel (spray aérien, 41 huiles essentielles) et Baccide (spray assainissant aux huiles essentielles).

Un étiquetage obligatoire demandé sur les désodorisants

Pour les personnes sensibles, le danger est d’autant plus important que la présence de ces composés allergisants ou irritants n’est pas systématiquement affichée sur l’emballage, explique le magazine. "Alors, à quand un double étiquetage obligatoire à l’attention des consommateurs sur les désodorisants ?, interroge-t-il. D’une part, pour signaler la présence des substances potentiellement allergisantes – comme c’est le cas pour les cosmétiques, via la liste des ingrédients. D’autre part, pour aider à repérer les produits qui émettent le moins de COV, à l’image de l’étiquetage environnemental désormais en place pour les peintures et matériaux de décoration."

Les huiles essentielles sont-elles dangereuses pour la santé ?Source : JT 20h Semaine

L’Institut national de la consommation (INC), qui édite 60 Millions de consommateurs vient à ce propos d’adresser une demande à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) "et aux ministères concernés".


La rédaction de TF1info

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