Sécurité routière : mise à jour des pathologies incompatibles avec la conduite

Enola Richet avec AFP
Publié le 5 avril 2022 à 6h13
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Diabète, Alzheimer, handicaps lourds... La liste des pathologies incompatibles avec la conduite est mise à jour depuis lundi 4 avril.
Cette nouvelle loi prend en compte les aménagements technologiques désormais possibles.

La liste des pathologies incompatibles avec la conduite est mise à jour depuis lundi 4 avril. Ce nouvel arrêté au Journal officiel abroge celui de 2005 afin, principalement, de prendre "en compte des innovations scientifiques et technologiques", en terme d'aménagement de l'habitacle et d'aide à la conduite notamment, rapporte l'AFP. 

Les conducteurs présentant du diabète sans complication et dont le traitement ne génère pas de risque d’hypoglycémie ne seront notamment plus obligés de passer au préalable un contrôle médical pour conduire des véhicules légers (voitures et deux roues). 

Les personnes atteintes de handicaps locomoteurs très lourds et de déficit auditif profond pourront, elles, désormais conduire poids-lourds et véhicules de transports en commun, après un examen validé par un médecin agréé et un inspecteur du permis de conduire. L'arrêté lève aussi des interdictions à la conduite des véhicules légers pour des personnes atteintes de certains handicaps locomoteurs très lourds.

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Précision contestée sur Alzheimer et les maladies neuroévolutives

Il clarifie également le moment à partir duquel une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer et des maladies neuroévolutives apparentées ne peut plus prendre le volant, en précisant qu'il y a incompatibilité "dès le début du stade 3 de l'échelle de Reisberg", qui mesure la progression de la maladie. 

Une évolution qui provoque le mécontentement de Benoît Durand, directeur général de France Alzheimer, qui pointe auprès de l'AFP "un couperet radical". "Le texte dit que dès l’apparition d’un déclin cognitif et notamment pathologique type Alzheimer, il y a une interdiction totale de conduite, mais qui va décider ? Souvent pour un diagnostic, il faut un rendez-vous chez le neurologue, qui dans certaines régions, ne s’obtient pas avant des délais de 12 à 18 mois. Qu’est-ce qui se passe entre temps ?", interroge-t-il.

Selon la Sécurité routière, la décision sera prise par des médecins agréés de la Fédération des centres mémoires, avec qui elle a signé une convention, et espère des délais les plus raisonnables possibles.


Enola Richet avec AFP

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