Selon une étude, les femmes résistent mieux à la pression que les hommes

La rédaction de LCI
Publié le 21 mars 2017 à 15h54
Selon une étude, les femmes résistent mieux à la pression que les hommes

SANTE - Une nouvelle étude vient démonter un cliché tenace : selon des chercheurs, les femmes résistent mieux à la pression que les hommes.

C'est un préjugé qui a la peau dure, que les chercheurs d'un institut de recherche de l'Institute of Labors Economics viennent de démonter. Si le cliché de la femme qui a tendance à "craquer" plus facilement que les hommes est relativement répandu, ces derniers affirment le contraire. 

Selon ces scientifiques, les hommes supportent moins bien la pression que les femmes. "Si elles craquent, les femmes le font environ 50 à 60% autant que les hommes", affirment les quatre chercheurs. Comment ont-ils tiré ces conclusions ? En étudiant les résultats du Grand Chelem de tennis. 

Une analyse très sérieuse des match de tennis du Grand Chelem

En cherchant à savoir si les femmes supportaient mieux la pression que les hommes sur leur lieu de travail, les chercheurs ont donc étudié quatre compétitions internationales de tennis : l'US Open, l'Open d'Australie, Wimbledon et Roland-Garros. En tout, ce sont 4127 matches disputés par des femmes et 4153 rencontres disputées par les hommes qui ont été passés au crible. Selon le site web Quartz qui relaye cette étude, les joueuses de tennis jouent mieux que les hommes sous la pression et craquent moins qu'eux. De quoi faire tomber quelques clichés assez tenaces dans nos sociétés. 

Pour en arriver là, les scientifiques ont étudié les facteurs déterminants dans un match afin de savoir si oui ou non, le stress avait un impact sur eux, notamment lorsque le match est serré à quatre jeux partout. Pourquoi à cet instant précis ? Car au tennis, on joue un set en six jeux et pour remporter la manche, il faut avoir deux jeux d'avance. Dans ces situations de stress important, les chercheurs ont remarqué que les hommes perdaient au service 7.2% de plus que les femmes. A contrario, les femmes "jouent exactement de la même manière", explique Alex Krumer, l'un des chercheurs interrogé par Quartz. "Il n'y a eu aucun changement, aucun effet sur les femmes", dit-il.

Merci le cortisol !

Comment expliquer cela, vous direz-vous ? Et bien tout cela est dû au cortisol, selon ces mêmes chercheurs. Le cortisol est une hormone du stress sécrétée après une poussée d'adrénaline qui participe de la transformation des réserves de graisse en sucres. En temps normal, cette hormone aide à maintenir l'équilibre énergétique de l'organisme. Dans les situations de stress élevé, le cortisol augmente plus rapidement chez les hommes que chez les femmes. 

Mais tout cela est-il applicable dans la vraie vie, celle du quotidien parfois angoissant et stressant ? Oui, mais pas totalement. En effet, les athlètes féminines sont des femmes habituées aux situations de stress et entrainées pour ça. Elles sont soumises à une pression que peu de personnes connaissent dans leur vie. Leur organisme semble donc "habitué" à la gestion de ces situations à très haute pression. 


La rédaction de LCI

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