Les techniques de mésolift et de skinboosters sont utilisées en médecine esthétique pour conserver l’hydratation de la peau.
Ces deux procédés sont à différencier des injections d’acide hyaluronique classiques, utilisées notamment pour combler les rides.
Les séances de mésolift coûtent en moyenne 100 à 200 euros. Pour les skinboosters, comptez jusqu’à 500 euros la seringue.

La médecine ne cesse d’évoluer, tout comme les envies des Français. De plus en plus, prendre soin de sa peau, prévenir l’apparition des rides et retrouver une peau éclatante et lisse peu importe son âge, est devenue monnaie courante. De fait, une multitude de marques et de produits en tout genre (crèmes, sérum, etc.) pullulent sur le marché et tentent de trouver leur place, pour celles et ceux qui ne désirent pas passer par la case "médecine esthétique", souvent décriée, car comparée à de la chirurgie. 

Pour autant, la médecine esthétique propose aujourd’hui des soins similaires aux crèmes et sérum, à la seule différence qu’ils fonctionnent sur le long terme. Comme les techniques de mésolift et de skinboosters. Mais qu’en est-il réellement ? Quels sont les bienfaits et la durée de ces soins esthétiques ?

Le mésolift à l’acide hyaluronique, mais aussi aux vitamines

Selon l’Association française de médecine esthétique (AFME), le mésolift est "une application spécifique de la mésothérapie (une technique qui consiste à administrer de très petites quantités de médicaments, vitamines, minéraux et acides aminés sous la peau, NDLR) à l’amélioration esthétique de la peau, en ciblant la revitalisation, l’hydratation et la fermeté de la peau". Tout ceci grâce à des injections d’acide hyaluronique. Mais contrairement aux injections classiques, qui donnent un effet repulpant et sont souvent utilisées pour combler les rides, la technique de mésolift va simplement retenir l’eau présente naturellement dans la peau, afin qu’elle reste correctement hydratée au fil des mois et des années. D’autant que ce n’est pas uniquement de l’acide hyaluronique qui est injecté, mais bel et bien une sorte de cocktail de vitamines : des acides aminés, plusieurs vitamines (C, A, E), des oligoéléments, des antioxydants, etc.

"Le derme étant ainsi mieux hydraté et mieux oxygéné, votre visage semble rajeuni", précise l’association. De plus, cette technique peut être effectuée aussi bien pour le visage que pour le cou, le décolleté ou les mains. En clair, toutes les parties du corps sont constamment exposées aux rayons UV, qui leur font perdre tout leur éclat. Mais avant d’observer un quelconque résultat, il faut être un petit peu patient : comptez généralement trois séances. Pour que cela dure dans le temps, il est conseillé de faire au minimum quatre séances, espacées de deux à trois semaines, puis une séance tous les deux à trois mois en guise d’entretien. "Le prix d’une séance varie de 100 à 200 euros en moyenne, selon les produits utilisés par le médecin et les zones traitées", indique l’AFME.

Les skinboosters pour une hydratation plus durable

Les skinboosters, eux, ne datent pas d’hier. En effet, comme le précise l’Association française de médecine esthétique, ils sont utilisés depuis 2004. Le procédé est le même puisqu’il s’agit là encore d’injections, mais cette fois dans le derme moyen de la peau, contrairement au mésolift injecté entre le derme et l’épiderme. Aucune vitamine n’est présente dans les skinboosters, uniquement de l’acide hyaluronique, mais "légèrement réticulé et micronisé", donc à base de particules moins denses. Ce soin est conseillé pour "une hydratation en profondeur, une amélioration de l’élasticité et de la fermeté de la peau".

Tout comme le mésolift, les skinboosters peuvent être injectés dans différentes parties du corps, sans pour autant en modifier leur volume. Autres différences entre ces deux techniques : le nombre de séances nécessaires et leur prix. En effet, pour voir les premiers résultats des skinboosters, une séance suffit, et seulement deux séances, espacées d’un mois, sont recommandées. Pour un entretien, prenez rendez-vous tous les six à douze mois, en fonction de votre peau. Cependant, cette technique est un peu onéreuse : la seringue peut coûter jusqu’à 500 euros suivant le centre de médecine esthétique choisi. 


Marie BOUISSEREN pour TF1 INFO

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