Cancer : un hôpital surdosait ses traitements de radiothérapie depuis 4 ans

La rédaction de TF1info
Publié le 30 juillet 2022 à 20h46
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Depuis 4 ans, l'hôpital Émile-Roux du Puy-en-Velay (Haute-Loire) surdosait les rayonnements ionisants prescrits pour lutter contre les cancers.
Un dysfonctionnement qui durait depuis le juin 2018.
Il a été détecté le 24 juin dernier lors d'un contrôle interne.

C'est une erreur de taille et qui a perduré... durant quatre ans. Depuis juin 2018, l'hôpital Émile-Roux du Puy-en-Velay (Haute-Loire) surdosait les rayonnements ionisants de son unité de radiothérapie externe, a appris l'AFP samedi, confirmant une information du quotidien Le Progrès.

"Ce dysfonctionnement détecté le 24 juin dernier lors d'un contrôle interne a finalement été classé au niveau 1 sur l'échelle ASN-SFRO des événements en radiothérapie, graduée de 0 à 7, par l'Autorité de sûreté nucléaire, avec qui nous avons eu une réunion (vendredi) en présence de l'Agence régionale de santé", a déclaré samedi à l'AFP Cédric Ponton, directeur de la stratégie du centre hospitalier du Puy-en-Velay.

Quel danger pour la santé ?

Effectif depuis le 15 juin 2018, le surdosage de rayonnements ionisants générés par un accélérateur de particules, pour détruire les cellules cancéreuses, a été découvert "au cours d'un contrôle qualité effectué dans le cadre de la modernisation du service de radiothérapie, qui s'achèvera l'an prochain par le renouvellement de l'accélérateur", précise Cédric Ponton.

"Cet incident est consécutif d'une erreur survenue lors de la modélisation informatique de la table de traitement, au niveau de la position de la tête du patient, préalable aux séances de radiothérapie pour définir l'intensité et l'orientation des différents faisceaux de rayonnements ionisants de façon à préserver les tissus sains", indique de son côté l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un communiqué. 

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Mais l'Autorité veut rassurer. Elle précise que ce "surdosage de 1 à 2%" reste "généralement dans les tolérances acceptables". Toutefois, l'hôpital va devoir recalculer les dosimétries de tous les patients concernés afin de "s'assurer de l'absence de conséquences cliniques". "Après vérification, le surdosage a été appliqué à 134 patients qui y ont suivi des traitements de radiothérapie externe pour des cancers dans la région crânienne ou ORL", précise à l'AFP la direction de l'hôpital qui avait dans un premier temps transmis le nombre de 146 à l'ASN.

Un courrier va être adressé aux 134 patients concernés par ce surdosage pour "les rassurer, et leur assurer que cette erreur n'a pas eu d'impact sur leur santé, leur traitement et sa prise en charge", précise la direction de l'hôpital. Face à la durée du dysfonctionnement, l'établissement annonce que "la prochaine mise en place d'un Comité de retour d'expérience (Crex) devrait aboutir à un renforcement des contrôles internes".


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