Alimentation, faites-vous du bien

Régime excessif, compensation... près d'une femme sur deux concernée par des troubles alimentaires

LC.
Publié le 2 juin 2022 à 16h15
JT Perso

Source : JT 13h WE

D'après une étude de Qare, publiée ce jeudi 2 juin, près de la moitié des femmes ont déjà connu des périodes de déséquilibres alimentaires.
Parmi elles, moins de la moitié estiment avoir besoin d'aide.

Privation, calcul des calories, culpabilisation après un repas... De plus en plus de femmes contrôlent ce qu'elles mangent. C'est ce que montre une étude de la plateforme de téléconsultation médicale Qare, publiée ce jeudi 2 juin, date de la journée mondiale des troubles des conduites alimentaires (TCA). Selon ce sondage, mené avec l'institut Ipsos, auprès de 2000 personnes, dont 1020 femmes, 44% des femmes déclarent avoir déjà connu des périodes de déséquilibres alimentaires.

Entre restrictions et excès

Parmi les plus touchées : les jeunes générations et celles à un niveau de vie plus faible. Dans le détail, 61% des 16-24 ans disent être concernées, contre 32% des 55 ans et plus. "Les jeunes filles subissent une double pression : celle d’un corps qui se transforme beaucoup plus que celui des jeunes garçons, ajoutée à la pression de la sexualité. Contrôler son alimentation, maitriser son poids leur procure le sentiment de maîtriser et de répondre à leurs angoisses profondes", explique ainsi la psychiatre et directrice santé mentale de Qare, le Dr Fanny Jacq.

Pour près de la moitié des sondées, ces troubles alimentaires se caractérisent par des restrictions et, ou, des compulsions. Ainsi, 45% indiquent enchaîner des périodes "yoyo" au cours desquelles elles alternent privations et excès. Selon cette même étude, près d’une femme sur trois se dit également obsédée par l’alimentation saine ou par le fait de compenser chaque écart par le sport. Enfin, une interrogée sur quatre admet compter toutes les calories avalées.

40% se sont privées d'un moment de plaisir

Ces comportements ont fatalement des répercussions psychologiques, physiques et sociales. Aussi, si 72% des femmes concernées admettent avoir déjà renoncé à se mettre en maillot de bain, 40% se sont privées de moments de plaisir en famille ou entre amis. Quant à la sphère privée, 38% de ces femmes reconnaissant que leurs problématiques d’alimentation ont eu un impact sur leur vie de couple, mentionnant des disputes ou des pertes de libido.

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Mais comment s'en sortir ? Moins de la moitié estiment ne pas avoir besoin d'aide et un quart ne voit pas le problème. Des solutions existent pourtant : une consultation ou une téléconsultation médicale avec un professionnel de santé mentale ou un nutritionniste peuvent permettre d'apaiser ces symptômes d'anxiété alimentaire.


LC.

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