Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Le vaccin contre le Covid-19 sera "accessible pour tous", assure le président de Sanofi France

La rédaction de LCI
Publié le 14 mai 2020 à 9h46, mis à jour le 14 mai 2020 à 14h46
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

PANDÉMIE - Le groupe pharmaceutique français a indiqué qu'il servira d'abord les États-Unis s'il trouve un vaccin, en raison d'un accord noué avec le pays mi-février. Invité de la matinale LCI, le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, assure que le vaccin sera accessible partout dans le monde.

"Lorsqu’on aura un vaccin efficace contre le Covid-19, il est évident que le vaccin sera accessible pour tous les pays et en particulier aux Français," a déclaré sur LCI le président de Sanofi France, Olivier Bogillot. "En général, il faut dix ans pour développer un vaccin, de la recherche au développement jusqu’à la production. C’est très long et cela nécessite de très lourds investissements. L’enjeu est de faire tout cela en dix-huit mois", a-t-il complété.

Alors que le monde scientifique s'est engagé dans une course effrénée pour mettre au point un antidote contre le coronavirus (Covid-19), le laboratoire français Sanofi a fait savoir qu’il donnerait la primeur de son vaccin aux Etats-Unis. Le gouvernement américain "a le droit aux plus grosses pré-commandes", puisque le pays "partage le risque" des recherches menées à travers un partenariat, a déclaré mercredi à l'agence Bloomberg Paul Hudson, le PDG du groupe pharmaceutique.

Un accord avec les Américains conclu mi-février

Le laboratoire Sanofi a en effet passé un accord dès la mi-février avec des chercheurs dépendant du ministère américain de la Santé. La coopération mise en place avec Barda (Autorité pour la recherche et développement avancée dans le domaine biomédical, ndlr) aux Etats-Unis a permis de démarrer la production du vaccin aussi rapidement que possible en parallèle du développement et de l'enregistrement du vaccin. 

"Les Américains se sont mobilisés très rapidement et de deux manières : d’abord, en mettant une aide financière qui nous a permis d’investir très rapidement dans les moyens de production. Et aussi en nous aidant, et c’est très important, sur les aspects réglementaires, pour aller très vite sur les essais sur les humains et après sur le marché", explique Olivier Bogillot. "Paul Hodson, notre président directeur général monde, a expliqué qu’il souhaitait que l’Europe s’organise de la même manière, parce que l’Europe est un peu moins bien organisé", a-t-il ajouté.

Un vaccin attendu pour le début de l'année prochaine

Des considérations d'ordre économique qui choquent néanmoins les médecins. "Cela peut se concevoir en temps normal. Mais honnêtement, en situation de pandémie, il y a une situation inédite où personne ne peut attendre dès lors qu’un vaccin sera disponible. Ce serait totalement inédit que tel ou tel groupe de personnes ou de population attendent que d’autres soient servis avant de pouvoir accéder à un traitement qui pourra sauver des vies", estime le Pr Djillali Annane, chef du service réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

Depuis les déclarations de son PDG, le groupe pharmaceutique est la cible de critiques. Dès mercredi soir, le laboratoire français avait déjà commencé à faire machine arrière, en précisant qu’une partie de la production du vaccin serait bien allouée à la France, à l’Europe et au reste du monde. Reste toutefois une inconnue : personne ne sait encore quand le vaccin sera prêt. Les plus optimistes évoquent le début de l’année prochaine. 


La rédaction de LCI

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