Covid-19 : 3e dose, où en est-on en Europe ?

par Léa COUPAU
Publié le 11 novembre 2021 à 13h55

Source : JT 20h Semaine

VACCINATION - Après avoir lancé la campagne de rappel vaccinal pour les personnes âgées et fragiles dans pratiquement toute l'Europe, plusieurs pays se penchent vers une troisième dose pour tous.

Le 4 novembre, le directeur de l’OMS assurait que l’Europe était à nouveau “l’épicentre” de l’épidémie. Pire : selon l’organisation, jusqu’à 500.000 européens pourraient mourir du Covid-19 d’ici février si rien n’était fait pour limiter cette nouvelle vague. Action, réaction. Mardi, Emmanuel Macron prenait la parole devant des millions de téléspectateurs pour accélérer la campagne de rappel dans le pays. 

En France, les plus de 65 ans sont appelés depuis septembre à tendre une troisième fois le bras, sous peine de se voir suspendre leur pass sanitaire mi-décembre. Les soignants et les personnes souffrant de comorbidités, éligibles aussi quel que soit leur âge, ne seront quant à eux pas privés de leur pass en l'absence de dose de rappel, a assuré l’Elysée.

A ce jour, plus de 4 millions de Français ont reçu leur dose de rappel. Et ailleurs en Europe, où en est-on ?

Islande, bonne élève

Bon nombre de pays européens ont lancé leur campagne de rappel ces dernières semaines, mais seulement 3,7 % de la population du continent a reçu une troisième injection. Parmi les bons élèves, l'Islande arrive en tête. Près d'1 habitant sur 5 a déjà reçu une dose de rappel dans une population déjà vaccinée à 90%. Face à la recrudescence des cas, le gouvernement islandais avait annoncé, vendredi dernier, de nouvelles mesures sanitaires pour ses citoyens, dont le port du masque et la 3e dose pour tous les plus de 16 ans.

Un peu plus à l’Est, la Hongrie comme la Serbie arrivent en seconde position, avec respectivement 14 et 16 habitants sur 100 triplement vaccinés selon les données compilées par le site OurWorldinData. Des chiffres qui surprennent pour ces deux pays qui comptent à peine 40% de double vaccinés pour le premier et 50% pour l’autre. Pour rappel, les vaccins utilisés sont en majorité des sérums russes et chinois : le vaccin Sinifam et Sputnik.

Populations cibles

Comme la France, beaucoup des pays européens ont décidé de faire triplement vacciner qu’une partie de leur population. En exemple, le Royaume-Uni dont la 3e dose est autorisée aux plus de 50 ans et aux personnes fragiles depuis le 1er septembre, avec un pari simple : “10 millions de doses de rappel avant Noël”, espère Boris Johnson. Nos voisins britanniques connaissent depuis plusieurs semaines des taux record de contaminations, avec en moyenne 150 morts par jour.

Plus au Sud, l’Espagne, elle aussi confronté à une hausse des cas, a limité sa campagne aux 70 ans et plus. En Suède, elle concerne uniquement les 80 ans et plus.

Vers une généralisation

Mais certains gouvernements planchent déjà sur une généralisation de la 3e dose. Comme au Danemark ou plus récemment encore, en Allemagne : “Le gouvernement fédéral et les gouvernements des États-régions sont d’accord pour que toute personne ayant reçu sa deuxième (dose de) vaccination il y a six mois ou plus puisse bénéficier d’un rappel avec une troisième dose”, avait indiqué le ministre de la Santé allemand, Jens Spahn, le 5 novembre.

Trois jours plus tôt, c’était le ministre de la Santé grec Thanos Plevris qui prenait la parole, en recommandant à tous les Grecs de se faire injecter une troisième dose, six mois après leur deuxième dose.

Même envie du côté de l'Italie. Fin octobre, le gouvernement Mario Draghi avait annoncé l’ouverture de la dose de rappel à tous d’ici le mois de janvier. Ce sera sûrement encore un peu plus tard pour la Belgique, qui planche encore sur les modalités pratiques de l’administration de cette injection.


Léa COUPAU

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