Covid-19 : le défi de la vaccination

Vaccin anti-Covid : dose de rappel dès trois mois, ouverture aux ados à risque... Les recommandations de la HAS

I.N.
Publié le 24 décembre 2021 à 11h51
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Source : JT 13h Semaine

CRISE SANITAIRE - La Haute autorité de santé recommande ce vendredi d'abaisser le délai d'injection de la dose de rappel à trois mois après la primo-vaccination, et d'ouvrir cette campagne aux 12-17 ans les plus à risque.

La campagne de vaccination s'accélère encore. Depuis mercredi, après un consensus des autorités sanitaires, celle-ci est ouverte à tous les enfants de 5 à 11 ans, tandis que la campagne de rappel bat son plein pour les adultes. Ce vendredi, la Haute autorité de santé (HAS) recommande de l'ouvrir à tous les adolescents de 12 à 17 ans à risque de développer une forme grave du Covid-19.

"Compte tenu de la situation épidémique liée à la diffusion du variant Omicron, des données qui confirment une baisse de l'efficacité vaccinale, l'Agence nationale de sécurité du médicament a rendu un avis dans lequel elle considère que l'administration d'une dose de rappel chez les adolescents fragiles peut être envisagée", écrit la HAS dans un communiqué. "Sur la base de ces différents éléments, la HAS recommande dès à présent l'administration d'une dose de rappel chez les adolescents de 12 à 17 ans souffrant d'immunodéficience (pathologique et induite par les médicaments) ou d'une comorbidité à risque de forme grave, selon les mêmes modalités que les adultes."

En revanche, les adolescents vaccinés depuis plusieurs mois, mais qui ne présentent pas de risque de développer une forme grave, ne sont pas (encore) concernés par ce rappel. "La HAS se prononcera ultérieurement sur l'administration de ce rappel à l'ensemble des adolescents de 12 à 17 ans", précise-t-elle. "En effet, l'essai clinique conduit par le laboratoire Pfizer visant à évaluer l'efficacité et la tolérance d'une dose de rappel chez les adolescents est en cours."

Le gouvernement autorise la dose de rappel à quatre mois

Pour les adultes, la Haute autorité de santé préconise d'administrer la dose de rappel dès trois mois après la deuxième dose (ou la première en cas de précédente infection). "La HAS recommande que l'administration d'une dose de rappel puisse désormais être réalisée à partir de trois mois après la primo-vaccination dans la population éligible à ce rappel." Une décision prise en raison du contexte épidémique - la France devrait passer très prochainement la barre des 100.000 cas quotidiens - et de l'émergence du variant Omicron, bientôt majoritaire.

"La HAS considère que le contexte épidémique actuel préoccupant justifie une accélération de la campagne vaccinale en raccourcissant le délai entre primo-vaccination et dose de rappel et en augmentant le niveau de protection de la population", écrit-elle. "Le double objectif étant à nouveau de limiter au maximum le nombre de nouveaux cas d'infection et de formes graves et d'éviter la saturation des établissements de santé."

Toutefois, cette dernière recommandation ne semble pas encore suivie par le gouvernement. Dans un tweet, le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé l'abaissement du délai, mais uniquement à quatre mois après la dernière dose. "Dès aujourd'hui, les rappels sont désormais possibles dès quatre mois après la dernière injection/infection", écrit le ministre.

En outre, la Haute autorité de santé appelle une fois encore les non-vaccinés à franchir le pas, mais aussi le public fragile à réaliser cette troisième dose, déjà administrée à plus de 21,5 millions de Français.


I.N.

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