Covid-19 : le défi de la vaccination

La vaccination réduirait le risque de PIMS, ce syndrome post-Covid qui touche les enfants

Marius Bocquet
Publié le 21 décembre 2021 à 6h26
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Source : SEBASTIEN BOZON / AFP

PROTECTION - Selon une étude, la vaccination anti-Covid réduirait le risque de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS), qui touche certains enfants infectés par le Covid.

La vaccination contre le Covid-19 réduirait le risque de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS). C'est ce que révèle BFMTV, d'après une étude du Groupe Francophone de Réanimation et d'Urgences Pédiatriques (GFRUP), réalisée par des médecins de l'hôpital Robert-Debré AP-HP et de l'Université de Paris, eux-mêmes missionnés par le ministère de la Santé et des solidarités.

Le syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique est une maladie rare créant des troubles cardiaques chez des enfants et de très jeunes adultes. Ressemblant à la maladie de Kawasaki, elle entraîne presque à coup sûr une fièvre de plusieurs jours, des troubles gastro-intestinaux (douleurs abdominales, nausées et vomissements, diarrhées) et du système cardiovasculaire, et des éruptions cutanées. Ce syndrome peut apparaître à peu près un mois après une infection au Covid.

Un faible échantillon de patients

L'étude relayée par BFMTV montre que la proportion d'adolescents vaccinés est faible parmi ceux hospitalisés pour cause de PIMS, ce qui laisse entendre que le risque d'en souffrir diminue après une dose de vaccin anti-Covid. De plus, elle déduit de l'absence de ce syndrome chez les adolescents complètement vaccinés que deux doses sont efficaces contre les PIMS.

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Pour mener cette étude, les médecins se sont appuyés sur les 41 services de réanimation pédiatrique en France ainsi que les cas de PIMS des adolescents de 12 ans et plus déclarés à Santé Publique France. Sur l'ensemble de ces patients, 33 étaient âgés de plus de 12 ans et étaient donc éligibles à la vaccination, 26 d’entre eux n’étaient pas vaccinés et 7 avaient reçu une dose de vaccin. Les scientifiques admettent toutefois la limite du faible nombre de patients. Il faudra attendre l'ouverture de la vaccination aux aux enfants âgés de 5 à 11 ans pour recueillir davantage de données. 


Marius Bocquet

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