Covid-19 : le défi de la vaccination

Vaccination des enseignants : Macron annonce "une campagne dédiée" pour la mi-fin avril

Laure Giuily
Publié le 23 mars 2021 à 16h35, mis à jour le 24 mars 2021 à 1h13
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Source : JT 20h Semaine

VACCINATION - La communauté éducative demande depuis plusieurs mois à être placés "en public prioritaire" pour la vaccination. Ce mardi, Emmanuel Macron a annoncé envisager "une campagne dédiée" à partir de la mi-fin avril.

Vendredi 19 mars, le nombre d'élèves contaminés a dépassé la barre des 15.000, portant la question de la vaccination des professeurs au premier plan. "Si on veut à tout prix maintenir les écoles ouvertes, il faut s'en donner les moyens, si l'école est essentielle alors nous devons être reconnu comme un public prioritaire", affirmait la porte-parole du SNES-FSU, le premier syndicat des collèges et lycées, Sophie Vénétitay, quelques heures avant l'annonce du président. 

C'est chose faite. En déplacement à Valenciennes pour rencontrer des professionnels mobilisés dans la campagne de vaccination, ce mardi, Emmanuel Macron a annoncé envisager "une campagne dédiée" à partir de la mi-fin avril. "On sera là dans une situation qui nous permettra d'envisager des campagnes ciblées sur des professions qui sont exposées, à qui on demande des efforts, les enseignants en feront légitimement partie."

"Enfin la spécificité de l'école est reconnue"

"Au moment où je vous parle, nous sommes encore dans une phase où on doit faire monter en charge le vaccin", a souligné le président pour justifier que cette mesure n'ait pas été prise avant. "Compte tenu du nombre d'enseignants que nous avons dans le pays, je pense que ça ne serait pas responsable de vous dire aujourd'hui ou la semaine prochaine on peut le faire. La priorité, c'est vacciner les plus vulnérables." 

Interrogé à ce sujet ce dimanche sur LCI, Jean-Michel Blanquer avait, lui, affirmé que les enseignants faisaient "partie des catégories socio-professionnelles les moins contaminées, car elle respecte les gestes barrières." 

"Enfin la spécificité de l'école est reconnue", a réagi Sophie Vénétitay, qui se bat depuis plusieurs mois pour faire reconnaître "le rôle particulier et l'exposition" à laquelle doivent faire face les professeurs. "Maintenant, il faut que cette reconnaissance se traduise par un engagement ferme et un calendrier précis." En attendant, poursuit la représentante du SNES-FSU, le gouvernement doit prendre "des mesures concrètes pour nous protéger", s'il veut maintenir les écoles ouvertes

Des questions restées sans réponse

En réunion ce matin avec le cabinet de Jean-Michel Blanquer, les représentants syndicaux du corps enseignants ont évoqué plusieurs pistes. Renforcer les dispositifs de test dans le secondaire, qui restent selon Sophie Vénétitay, très insuffisants, développer une vraie réflexion autour de la cantine. "Nous pourrions développer un système de portage de repas à domicile ou ouvrir d'autres salles pour la cantine." 

Et enfin, mettre en place un système de collège hybride, comme au lycée, pour limiter le brassage dans les collèges, "au moins dans les 16 départements concernés par le confinement". Et la représentante syndicale de conclure : "Nous avons posé beaucoup de questions, mais nous avons quitté la réunion sans avoir de réponses."


Laure Giuily

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