Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Omicron : un variant plus contagieux mais moins dangereux ? Ce que disent les dernières études

Julien Vattaire
Publié le 23 décembre 2021 à 6h22, mis à jour le 23 décembre 2021 à 7h20
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Source : TF1 Info

COVID-19 - Trois études, menées à Londres, Édimbourg et en Afrique du Sud, tendent à montrer que le variant Omicron serait plus contagieux mais entraînerait un risque d'hospitalisation moins important que le variant Delta.

Le variant Omicron provoquerait plus d'infections mais moins d'hospitalisations que le variant Delta. Différentes études scientifiques publiées ces derniers jours semblent se rejoindre sur ce point d'accord. Par exemple, en Angleterre, l'Imperial College London s'est appuyé sur 56.000 cas d'Omicron et 269.000 cas de Delta détectés entre le 1er et le 14 décembre derniers pour en arriver à cette conclusion.

Les résultats de l'étude suggèrent que les individus positifs au variant Omicron ont, en moyenne, un risque réduit de 20 à 25 % de se rendre à l'hôpital et un risque réduit d'environ de 40 à 45 % de subir une hospitalisation entraînant un séjour d'une nuit ou plus, par rapport aux personnes contaminées par le variant Delta. La durée moyenne de séjour à l'hôpital serait également plus courte en cas d'infection au variant Omicron qu'au variant Delta. 

La dose de rappel efficace face au variant Omicron ?

L'étude de l'Imperial College London nous apprend également qu'une réinfection au variant Omicron est associée à une réduction d'environ 50 à 60% du risque d'hospitalisation, en comparaison à une première infection. Selon les chercheurs, le risque de contamination serait également plus élevé avec le variant Omicron, ce dernier étant plus transmissible et plus résistant aux vaccins, notamment avec seulement un ou deux doses. 

"Si le risque réduit d'hospitalisation avec le variant Omicron est rassurant, le risque d'infection reste extrêmement élevé. Avec l'ajout de la dose de rappel, les vaccins continuent d'offrir la meilleure protection contre l'infection et l'hospitalisation", a déclaré le professeur Azra Ghani de l'Imperial College de Londres. 

Une étude menée par l'université d'Édimbourg en Écosse s'est également penchée sur la gravité du variant Omicron et l'efficacité des vaccins pour s'en protéger. Se basant sur les admissions à l'hôpital, les résultats suggèrent qu'Omicron est associé à une réduction de deux tiers du risque d'hospitalisation pour Covid-19 par rapport à Delta. En effet, si le variant Omicron avait un impact équivalent en termes de soins, les chercheurs tablaient sur l'hospitalisation de 47 personnes quand elles n'étaient finalement que 15 au 19 décembre. 

La même étude suggère que la troisième dose/rappel de vaccination offre une protection supplémentaire substantielle contre le risque de Covid-19 symptomatique pour Omicron. 

Parallèlement, une troisième étude a été réalisée à partir de données autour des contaminations au variant Omicron en Afrique du Sud. Ses résultats préliminaires indiquent notamment que le risque d'être hospitalisé et/ou de faire une forme grave de la maladie sont 70 à 80% moins important lorsqu'une personne est contaminée au variant Omicron par rapport au variant Delta. 

Il reste possible que les services de santé soient confrontés à une pression croissante si les cas de variant Omicron continuent d'augmenter

Neil Ferguson, directeur du centre d'analyse mondiale des maladies infectieuses de l'Imperial College de Londres

À l'issue de ces trois études, les chercheurs soulignent également que le variant Omicron peut tout de même avoir un impact important sur les services hospitaliers de part sa forte contagiosité. "En raison de la forte transmissibilité du virus Omicron, il reste possible que les services de santé soient confrontés à une pression croissante si les cas de variant Omicron continuent d'augmenter au même rythme que ces dernières semaines", relate notamment  le professeur Neil Ferguson, directeur du centre d'analyse mondiale des maladies infectieuses de l'Imperial College de Londres.

"Une infection individuelle pourrait être relativement bénigne pour la grande majorité des gens, mais le potentiel que toutes ces infections surviennent en même temps et exerce une pression sérieuse sur le NHS (NDLR : National Health Service : le système de santé au Royaume-Uni) demeure", affirme également, dans ce même sens, le professeur Mark Woolhouse, de l'Université d'Édimbourg. 


Julien Vattaire

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