Variole du singe : la crainte d'une nouvelle épidémie

Variole du singe : les cas détectés pourraient n'être que "le sommet de l'iceberg", prévient l'OMS

Idèr Nabili
Publié le 27 mai 2022 à 18h18
JT Perso

Source : JT 20h WE

L'Organisation mondiale de la Santé s'est exprimée ce vendredi sur la propagation mondiale de la variole du singe.
"Nous en sommes pour l'instant au tout, tout début de cet événement", a prévenu l'OMS.
Selon l'Organisation, la transmission pourrait toutefois rapidement être arrêtée en cas de "mesures adéquates".

La variole du singe dans le viseur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). L'agence publique internationale a prévenu ce vendredi que les quelque 200 cas de "monkeypox" détectés ces dernières semaines, dans des pays où le virus ne circule pas habituellement, pourraient n'être que "le sommet de l'iceberg". "Nous ne savons pas si nous ne voyons que le sommet de l'iceberg", a admis Sylvie Briand, directrice du département de préparation mondiale aux risques infectieux de l'OMS, lors d'une présentation aux États membres.

Les experts tentent de déterminer ce qui a provoqué cette "situation inhabituelle", et les résultats préliminaires ne montrent pas de variation ou de mutation du virus de la variole du singe, a-t-elle encore indiqué, selon des propos rapportés par l'AFP. "Nous avons une fenêtre de tir pour arrêter la transmission maintenant. Si nous mettons en place les mesures adéquates maintenant, nous pourrons probablement contenir cela rapidement."

"Pas une maladie dont le grand public devrait s'inquiéter"

Depuis trois semaines, le virus est repéré aux quatre coins de la planète - des États-Unis à l'Australie en passant par l'Europe - dans des pays bien éloignés de ceux où le virus est endémique, en Afrique de l'Ouest. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, 219 cas précisément avaient été signalés mercredi. Aucun décès n'a toutefois été enregistré. En France, d'après la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, sept personnes ont été testées positives.

"Nous en sommes pour l'instant au tout, tout début de cet événement", a prévenu Sylvie Briand. "Nous savons que nous aurons plus de cas dans les jours à venir", mais "ce n'est pas une maladie dont le grand public devrait s'inquiéter. Ce n'est pas le Covid-19 ou d'autres maladies qui se répandent rapidement."

La variole du singe appartient à la même famille que la variole, qui tuait chaque année des millions de personnes dans le monde jusqu'à son éradication en 1980. Mais la variole du singe est beaucoup moins grave, avec un taux de mortalité de 3 à 6%. La plupart des malades sont rétablis après trois à quatre semaines. Dans plusieurs pays, dont la France, les cas contacts des malades pourraient commencer à être vaccinés, à l'aide du vaccin contre la variole classique. Son efficacité est estimée à 85%.


Idèr Nabili

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