Variole du singe : il faut stocker des vaccins, recommandent les autorités sanitaires

M.G avec AFP
Publié le 3 janvier 2023 à 19h14

Source : Sujet TF1 Info

La Haute autorité de santé (HAS) a estimé mardi que la France devait prendre des précautions en cas de future flambée de variole du singe.
À ce titre, elle recommande de "constituer des stocks stratégiques de vaccins antivarioliques de troisième génération".

Prudence est mère de sureté. Frappée il y a quelques mois par une vague de variole du singe, la France pourrait être de nouveau confrontée à ce virus à court, moyen ou long terme. C'est pourquoi les autorités sanitaires préconisent de préparer l'avenir pour être en mesure de faire face à toutes éventualités. "La HAS recommande de constituer des stocks stratégiques de vaccins antivarioliques de troisième génération", a appelé l'autorité chargée d'orienter les politiques publiques de santé.

Officiellement dénommée "mpox", la variole du singe était essentiellement présente en Afrique depuis plusieurs décennies. Toutefois, en 2022, elle a été à l'origine d'une épidémie dans de multiples pays européens et américains. Cette soudaine flambée, qui a surtout frappé des hommes ayant des rapports homosexuels, s'est depuis largement résorbée.

Les vaccins plus anciens mis à l'écart

Toujours est-il que les autorités cherchent à établir comment bien lutter contre de futures épidémies de cette maladie, qui se traduit notamment par de la fièvre et une série de lésions cutanées. Pour l'heure, la Haute autorité de santé conseille d'utiliser, comme cela a été pratiqué l'an dernier, des vaccins anti-variole de dernière génération. En effet, les données récoltées sont largement encourageantes quant à leur efficacité contre le mpox. D'un autre côté, selon elle, la maladie ne représente pas une menace suffisante pour utiliser des vaccins anti-variole plus anciens. Ces derniers, dits de première et deuxième génération, représentent en effet un risque important d'effets secondaires, parfois mortels.

Pour rappel, il existe un flou sur le niveau actuel des stocks de ces vaccins dans l'Hexagone. Contrairement à d'autres pays, l'État ne donne pas d'indication précise, se retranchant derrière le secret défense. 

Par ailleurs, la HAS recommande différentes stratégies de vaccination en cas de retour du mpox, selon que les cas s'avèrent plus ou moins importants. S'ils restent "isolés ou dispersés", la vaccination ne concernerait que les personnes qui ont été en contact avec des malades. Elle devrait être effectuée entre 4 et 14 jours après ce contact. Mais si les cas redeviennent "nombreux et simultanés", il faudrait passer à une vaccination "préventive" qui serait proposée aux personnes jugées à risque d'exposition, ainsi qu'aux soignants.


M.G avec AFP

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