Variole du singe : la crainte d'une nouvelle épidémie

Variole du singe : comment savoir si je suis cas contact à risque ?

Idèr Nabili
Publié le 25 mai 2022 à 15h28
JT Perso

Source : JT 20h WE

Cinq cas de variole du singe ont été repérés ces derniers jours en France.
Les autorités veulent proposer aux adultes cas contacts à risque de se faire vacciner.
Qui est considéré comme tel ?

Les cas s'additionnent. D'après la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, cinq personnes ont été testées positives à la variole du singe en France depuis l'apparition du virus aux quatre coins de la planète ces dernières semaines. Pour éviter une épidémie, les autorités veulent prendre de l'avance. Sur les recommandations de la Haute autorité de santé, le gouvernement pourrait autoriser la vaccination des personnes en contact avec un malade, a laissé entendre Brigitte Bourguignon sur RTL.

Une situation qui n'est pas sans rappeler la crise sanitaire du Covid-19. Mais les règles sont loin d'être similaires. Car si le virus "monkeypox" se diffuse entre humains lors de contacts rapprochés et prolongés, il est "beaucoup moins transmissible" que le coronavirus, expliquait ces derniers jours à TF1info le Pr Daniel Dunia, directeur de recherche en virologie au CNRS à l'Institut Infinity.

Le "partage d'ustensiles de toilettes" considéré comme à risque

Dès lors, Santé publique France a listé les conditions pour être considéré comme une personne-contact d'un malade de la variole du singe. "Toute personne ayant eu un contact physique direct non protégé avec la peau lésée ou les fluides biologiques d'un cas probable ou confirmé" devient cas-contact, indique l'agence sanitaire.

Pour cela, pas besoin d'avoir touché physiquement une personne malade, puisque le "partage d'ustensiles de toilettes" ou le contact avec des vêtements, de la literie, du linge de bain ou de la vaisselle sale entrent dans ces critères. Les actes de soins sont également concernés.

Outre les contacts directs, le virus de la variole du singe peut également se transmettre par les airs, via les gouttelettes que l'on expire dans l'air lorsque l'on parle ou éternue. Toutefois, seul un contact prolongé est considéré comme risqué. "Toute personne ayant eu un contact non protégé à moins de deux mètres pendant trois heures avec un cas probable ou confirmé" devient cas contact, indique Santé publique France. Les "personnes partageant le même lieu de vie sans lien intime" ou le "milieu scolaire et universitaire" sont notamment cités par l'agence sanitaire.


Idèr Nabili

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