VIDÉO - Six maladies désormais prises en charge en pharmacie : les premiers retours positifs

par La rédaction de TF1info | Reportage Tara Lagoutte, Aurélie Janssens, Nicolas Hesse
Publié le 19 janvier 2024 à 16h57

Source : JT 13h Semaine

Dans certaines régions, il n'est désormais plus nécessaire de passer par la case médecin pour soigner certaines pathologies.
C'est le cas en Bretagne, mais aussi en Corse, en Occitanie et en Centre-Val de Loire, où le dispositif est expérimenté depuis le 1ᵉʳ janvier.
Du côté des pharmaciens comme des patients, les premiers retours semblent positifs.

En cas de "petit maux", avez-vous déjà pensé à consulter votre pharmacien ? Dans certaines régions, certaines pathologies peuvent en effet désormais être prises en charges lors d'une consultation médicale réalisée en officine par un pharmacie. C'est notamment le cas en Bretagne qui, après une demande de l'agence régionale de la santé, fait office de région test depuis 2021, avec 74 pharmacies habilitées.

Face aux premiers retours positifs, le dispositif est depuis le 1er janvier étendu à trois autres régions, à savoir la Corse, l'Occitanie et le Centre-Val de Loire, avant une possible généralisation à tout le territoire français.

"On désencombre un peu partout"

Concrètement, pour établir son diagnostic, le pharmacien s'appuie sur un questionnaire auquel le patient répond lors d'une consultation confidentielle d'un quart d'heure environ. Parmi les pathologies éligibles les plus couramment prises en charge, figurent notamment les angines, les conjonctivites, la varicelle, les piqures de tiques ou encore les cystites. 

En pratique, l'expérimentation désencombre les cabinets médicaux comme les urgences et simplifie la vie des patients. "Pour des petits maux, c'est quand même bien pratique", se réjouit dans le reportage en tête de cet article un patient, rappelant que "c'est souvent compliqué déjà d'avoir un rendez-vous chez le médecin."

"On désencombre un peu partout, mais surtout les urgences qui sont pleines à craquer pour des choses qu'on peut soigner nous-mêmes", constate Anyvonne Boëdec, pharmacienne à Coray, dans le Finistère. 

"Chez tous ceux qui déclarent 'je serai allé aux urgences', eh bien on a évité dans 76% des cas le passage inapproprié aux urgences et dans 60% des cas, on libère du temps médical puisque la prise en charge pouvait se faire chez le pharmacien", détaille de son côté Martine Costedoast, directrice générale chez Pharma Système Qualité (PHSQ).


La rédaction de TF1info | Reportage Tara Lagoutte, Aurélie Janssens, Nicolas Hesse

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