On constate une hausse des cas de coqueluche, notamment chez les nourrissons.
D'après Santé publique France, cette maladie cyclique revient tous les trois à cinq ans.
Vincent Valinducq nous rappelle l'importance de la vaccination et des rappels, dans Bonjour ! La Matinale TF1.

On pourrait penser qu’il s’agit d’une maladie presque disparue, car on n’en parle pas souvent, pourtant la coqueluche refait son apparition tous les trois à cinq ans. C’est, ce qu’on appelle, une maladie cyclique. Le dernier pic était en 2017 et la coqueluche refait surface depuis ce mois de janvier 2024. Selon les données de Santé Publique France, quinze clusters et 70 cas ont été identifiés au premier trimestre de cette année. La France n’est pas le seul pays concerné par cette recrudescence, car il y a aussi une augmentation des cas au Royaume-Uni et au Danemark. Vincent Valinducq nous rappelle ce qu’est cette maladie dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Un son très caractéristique

À l’origine de cette maladie, on retrouve une bactérie qui provoque une infection respiratoire et elle se transmet notamment par la toux et les sécrétions nasales. Les premiers jours, le malade ne ressent pas de symptôme. Petit à petit, le malade va avoir le nez qui coule, puis apparaît la quinte de toux et un son aiguë très caractéristique à l’inspiration qui s’apparente au chant du coq. C’est ainsi que les médecins reconnaissent un cas de coqueluche, mais le diagnostic pourra être confirmé avec des prélèvements nasaux et d’autres analyses. Le professionnel prescrira des antibiotiques pour diminuer les symptômes et la contagiosité de la maladie.

La vaccination essentielle pour prévenir la maladie

Comme dit le dicton, "il vaut mieux prévenir que guérir". Et, dans le cas de la coqueluche, la vaccination est le premier geste préventif pour éviter la maladie. La Haute Autorité de Santé recommande la vaccination des femmes enceintes afin que les anticorps traversent le placenta pour protéger le bébé à naître. Elle préconise aussi la stratégie de "cocooning", c’est-à-dire que lorsqu’un enfant arrive, on vaccine les parents, mais aussi l’entourage proche pour éviter une contamination. L’enfant, lui, peut être vacciné à partir de deux mois.

Contrairement à la rougeole ou à la varicelle, la coqueluche n’est pas immunisante, cela signifie qu’il est possible d’être de nouveau contaminé. C’est la raison pour laquelle il est important d’effectuer des rappels. Il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin traitant pour faire le point.


Sabine BOUCHOUL | Chronique : Vincent VALINDUCQ

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