Papillomavirus : le vaccin protège du cancer, pourtant moins de 15 % des élèves sont vaccinés

par Sabine BOUCHOUL | Chronique : Vincent VALINDUCQ
Publié le 5 mars 2024 à 12h36, mis à jour le 5 mars 2024 à 14h53

Source : Bonjour !

Une campagne de vaccination contre le papillomavirus a été lancée dans les collèges.
Seulement 15% des élèves ont répondu à cette campagne, soit beaucoup moins que les objectifs du gouvernement.
Vincent Valinducq nous explique dans Bonjour ! La Matinale TF1, pourquoi est-ce si important ?

Une grande campagne de vaccination contre le papillomavirus a été lancée en septembre dernier dans les collèges. Pourtant, c’est un échec. En effet, seulement 15 % des élèves ont été vaccinés or le gouvernement français avait fixé un objectif de 30 %. Vincent Valinducq nous rappelle l’importance de cette vaccination dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Qu’est-ce le papillomavirus ?

Il s’agit d’un virus qui se transmet principalement lors des rapports sexuels, mais le papillomavirus peut aussi se propager par voie cutanée. Il entraîne des verrues génitales et sur la peau, mais il est aussi responsable de 6 400 cas de cancer chaque année. Plus de 100 types de HPV (human papillomavirus) ont été découverts à ce jour. 

Pour lutter contre ces risques de maladies, des campagnes de sensibilisation ont été mises en place, depuis plusieurs années, pour vacciner les jeunes filles, car un lien entre le cancer de l’utérus et les papillomavirus a été établi. Ce n’est que très récemment que les vaccins sont aussi administrés aux jeunes garçons parce qu'ils jouent un rôle dans la transmission du virus, mais ils peuvent aussi contracter des cancers, notamment du pénis et de l’anus.

Le papillomavirus entraîne aussi des lésions dans la sphère ORL, à savoir la bouche, la gorge et les voies respiratoires. De nombreuses personnes affectées par le HPV sont asymptomatiques et ignorent donc qu’elles sont porteuses du virus.

Comment se faire vacciner ?

La vaccination contre les papillomavirus se fait avant les premiers émois, c’est la raison pour laquelle on cible les jeunes. Il est d’une efficacité de 100 % quand le vaccin est administré avant les premiers rapports. Et si on pense que le préservatif protège contre le papillomavirus, c’est faux, précise le docteur Vincent Valinducq. Il ne protège que partiellement. 

Aujourd’hui, ce vaccin n’est pas obligatoire, d’où la mise en place de campagne de sensibilisation. Ainsi, dès ce printemps, les parents d’enfants en classe de 6ᵉ seront de nouveau sensibilisés pour qu’ils puissent bénéficier d’une vaccination gratuite dès la rentrée prochaine, en classe de 5ᵉ. Pour les parents qui souhaitent faire vacciner leurs enfants sans attendre l’automne, il est possible de s’adresser à son médecin généraliste, à une sage-femme, à un pharmacien ou à un infirmier. Le vaccin est gratuit. S’il s’adresse aux jeunes de 11 à 14 ans, on peut faire un rattrapage de 15 à 19 ans. La vaccination est possible jusqu’à 26 ans pour la population homosexuelle, ajoute Vincent Valinducq.


Sabine BOUCHOUL | Chronique : Vincent VALINDUCQ

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