Des chercheurs français ont réussi à montrer qu'un traitement utilisé pour le diabète de type 2 pouvait ralentir la progression de la maladie de Parkinson.
Ils agissent en protégeant les neurones à dopamine touchés par la maladie.
Les explications de Vincent Valinducq.

Le Parkinson est objectivement une maladie qui fait peur, puisqu’elle fait partie des pathologies visibles à l’œil nu. Mais bonne nouvelle : il y a un nouvel espoir pour, non pas guérir de cette maladie, mais la ralentir. En effet, des chercheurs français ont découvert qu’un traitement contre le diabète de type 2 peut empêcher la progression de la maladie de Parkinson, notamment en protégeant les neurones à dopamine qui sont touchés en premier. Chaque année, 26 000 nouveaux cas de la maladie de Parkinson sont diagnostiqués, pour un total d'environ 180 000 patients traités. Le point avec le docteur Vincent Valinducq dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Quelles sont les causes de l’apparition de la maladie de Parkinson ?

Alors en quoi ce nouveau traitement est-il différent des anciens ? Tout simplement puisqu’à l’heure actuelle, aucun traitement n’existe pour guérir ou ralentir la maladie de Parkinson. Aujourd’hui, les médecins vont plutôt prescrire des traitements à base de dopamine afin de remplacer les neurones atteints. Trois symptômes principaux de la maladie vont alors être traités : la lenteur des mouvements, les tremblements de repos et la rigidité musculaire. Néanmoins, ces remèdes ne vont réellement fonctionner que les cinq à sept premières années, une phase que l’on va appeler la "lune de miel". Une fois la phase passée, le cerveau va avoir du mal à assimiler la dopamine injectée et ainsi à contrôler ces symptômes, qui vont avoir tendance à revenir.

Autant le mécanisme de la maladie est connu, autant la cause l’est moins. Si l’on a tendance à penser que la pathologie est génétique, à savoir que seulement 15 % des cas sont concernés. L’âge est le facteur principal de son développement, mais aussi les facteurs environnementaux, moins connus, mais qui font référence à une exposition à certains pesticides, au mercure, au plomb, etc.

Encore des tests à réaliser avant de commercialiser le traitement

Forcément, l’annonce de cette découverte scientifique ne fait qu’accroître l’envie des patients que ce traitement soit bel et bien ouvert à tous. Cependant, des tests sont encore à réaliser afin de prouver entièrement l’efficacité de ce médicament. D’autant qu’il s’agit d’une molécule présente dans les traitements anti-diabétiques et que tout un tas d’autres médicaments pourraient ensuite être testés. 

À noter qu’il est important de soutenir la recherche scientifique. Pour rappel, l’an dernier, un patient atteint de la maladie de Parkinson s’est fait implanter une neuroprothèse, financée par l’acteur Michael J. Fox. Les résultats ont été plus que bluffants et cette neuroprothèse devrait être généralisée dans les cinq ans à venir. 


Marie BOUISSEREN | Chronique : Vincent VALINDUCQ

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