"Ce n’est pas le bon moment" : François Braun fustige à nouveau la grève des médecins libéraux

M.G
Publié le 28 décembre 2022 à 10h47

Source : Sujet TF1 Info

En déplacement au Centre hospitalier d’Annecy, François Braun a dénoncé la période choisie par les médecins libéraux pour faire grève.
"Cette semaine est une semaine de tous les dangers", souligne le ministre de la Santé.

Grèves, hiver et fêtes ne font pas bon ménage. C'est en substance le message qu'a envoyé mercredi François Braun, en marge d'un déplacement au centre hospitalier d'Annecy. Interrogé sur la grève des médecins généralistes, qui a démarré lundi, il a estimé que le mouvement était "malvenu" dans un contexte où les hôpitaux français font face à une triple épidémie de Covid-19, grippe et bronchiolite.

"Extrêmes difficultés pour le système de santé"

"Je ne remets pas du tout en cause le droit de grève des médecins, mais c’est vraiment la très mauvaise période", met en avant le ministre de la Santé, évoquant les "extrêmes difficultés pour le système de santé" et la saturation d’un grand nombre de services d’urgence. "Ce n’est pas dans la période la plus difficile, que c’est une bonne chose de faire grève, nous avons des institutions qui permettent de discuter. [...] Ma porte est toujours restée ouverte, elle le restera pour régler les problèmes", martèle-t-il. "Cette semaine est une semaine de tous les dangers", ajoute le ministre. "Je remercie tous ceux qui sont sur le pont", conclut-il.

Ces propos font suite à ceux de Marc Noizet, chef des urgences de Mulhouse et à la tête de l’association Samu-Urgences de France. "Cette grève arrive au pire des moments. On est en limite de rupture de ce qu’on est en capacité de faire avec les moyens dont on dispose en cette période de fin d’année", a-t-il déploré mardi sur France Bleu

Pour rappel, le collectif "Médecins pour demain", créé à la fin de l’été, a appelé les médecins libéraux à se mettre en grève entre Noël et le jour de l’An, avec le soutien de plusieurs syndicats (UFML, FMF, SML, Jeunes Médecins). Le doublement du tarif de consultation de base (de 25 à 50 euros) constitue la principale revendication. Cette augmentation permettrait, selon les professionnels, de créer un "choc d’attractivité" vers une médecine de ville qui n’attire plus et de fluidifier les consultations, via notamment l'emploi de secrétaires. Le mouvement contestataire doit durer jusqu'au 2 janvier prochain. 


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