Salmonelle, bactérie E Coli... de Kinder à Buitoni, la sécurité alimentaire pose question

Des chocolats Kinder rappelés en Europe après des dizaines de cas de salmonellose

TF1 | Reportage L. Merlier, P. Michel, V. Dietsch
Publié le 6 avril 2022 à 11h50, mis à jour le 8 avril 2022 à 15h38
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Après les pizzas Buitoni potentiellement contaminées par une bactérie, ces sont les chocolats Kinder qui sont surveillés par les autorités.
Ils pourraient être liés à plusieurs cas de salmonellose.
Ferrero a procédé au rappel de plusieurs produits.

A deux semaines de Pâques, plusieurs dizaines de cas de salmonellose ont été détectés en Europe, les soupçons se tournant vers des produits chocolatés Kinder fabriqués en Belgique et rappelés par le fabricant Ferrero. Ce dernier a rappelé une série de produits Kinder fabriqués dans son usine d'Arlon en Belgique, et qui étaient commercialisés en France, en Belgique, au Royaume-Uni, en Irlande du Nord, en Allemagne et en Suède. Côté français, 21 malades ont été signalés par le Centre national de référence des salmonelles de l'Institut Pasteur, dont 15 ont indiqué avoir consommé les produits Kinder concernés, selon Santé Publique France. L'âge médian des cas est de 4 ans.

D'où la confusion dans les supermarchés français, comme on peut le voir dans le sujet en tête de cet article. Dans la grande surface, des chocolats Kinder sont retirés des rayons. Quelques kilomètres plus loin en revanche, ils sont toujours en vente, aucune affiche et aucun avertissement lorsque nous passons en caisse. À Toulouse, sans informations précises, le gérant d'un magasin a lui préféré retirer tous les produits de la vente.

Pas à prendre à la légère

Pourquoi ces retraits ? Aucune trace de la bactérie salmonelle n'a été détectée dans les produits, mais quinze cas de personnes malades ont été signalés en France. Leur point commun, avoir consommé ces chocolats. Contacté, le groupe Ferrero répond brièvement : "Ferrero procède à un rappel volontaire et préventif de lots (...) Ce n'est pas un rappel forcé par les autorités sanitaires".

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L'infection n'est pas à prendre à la légère, surtout pour les personnes fragiles. "Ça peut conduire à des infections sévères comme une septicémie, des abcès, des complications sur d'autres organes, et ça peut entraîner un décès, heureusement rarissime", explique Dr Sarah Le Quintec, médecin généraliste. Une enquête sanitaire est en cours.


TF1 | Reportage L. Merlier, P. Michel, V. Dietsch

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