Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Avec les variants BA.4 et BA.5, "une reprise épidémique est attendue" en France cet été

La rédaction de TF1info
Publié le 24 juin 2022 à 13h01, mis à jour le 24 juin 2022 à 13h27
JT Perso

Source : TF1 Info

Sur LCI, l'épidémiologiste Mircea Sofonea décrit à quoi ressemblera la prochaine vague du virus, liée aux variants BA4 et BA5, aux symptômes moins graves que leurs prédécesseurs.
Le spécialiste appelle à la prudence, dans un contexte d'un système de santé éprouvé par plus de deux ans de pandémie.

Vers un nouvel été sous la menace du Covid ? Si les nouveaux sous-variants BA.4 et BA.5 d'Omicron provoquent des symptômes moins graves que leurs prédécesseurs, ils sont très transmissibles et le nombre de cas de contaminations monte en flèche dans l'Hexagone ces derniers jours. Jeudi, Santé publique France recensait près de 80.000 cas quotidiens, un chiffre en hausse de 50% par rapport à la semaine d'avant, qui porte la moyenne à 58.000 contaminations par jour. 

Interrogé ce vendredi sur LCI, l'épidémiologiste Mircea Sofonea estime qu'au vu du profil de ces sous-variants, "une reprise épidémique est attendue". Sa gravité devrait être relative comparé aux vagues précédentes. Néanmoins, Mircea Sofonea appelle à la prudence.

Risque de réinfection

Les sous-variants BA.4 et BA.5 disposent d'un "avantage immunologique : la protéine Spike, qui est moins bien reconnue par les anticorps neutralisants", explique Mircea Sofonea à l'antenne de LCI. Dès lors, ces variants d'Omicron présentent un "risque de réinfection plus tôt", estime-t-il.  Ce risque conjugué au "déclin immunitaire, qui ne dure pas longtemps avec Omicron", une "reprise de l'épidémie est dès lors attendue", affirme le spécialiste. Il souligne que trois mois et demi après un rappel vaccinal, "il n'y a plus que 75% de protection vis-à-vis des formes grave du virus ; et au bout de cinq mois, il ne reste plus que 10% de de protection environ". 

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Mais alors, quelle forme prendrait cette nouvelle vague, la septième depuis le début de l'épidémie ? "Comme les autres vagues, il y a une durée d’un mois et demi qui peut s’écouler entre le démarrage et le passage du pic, voire la fin", évalue Mircea Sofonea. "Tout dépend de comment les Français s’empareront des gestes barrières", ajoute-t-il, estimant que "les médias et le gouvernement contribuent aussi à modifier le comportement"

Enfin, si l'épidémiologiste ne s'inquiète pas d'une surcharge des hôpitaux liée à cette 7e vague, il met en garde : "On ne peut plus que se permettre des vagues de plus faibles ampleurs avec des effectifs médicaux éprouvés, et des services d’urgences qui sont parfois en service dégradé".


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