Covid-19 : le défi de la vaccination

VIDÉO - Vaccin contre le Covid-19 : le défi d'un transport à -70°

Léa LUCAS
Publié le 13 décembre 2020 à 7h00, mis à jour le 13 décembre 2020 à 10h00
JT Perso

Source : JT 20h WE

CHALLENGE - Transporter le vaccin anti-covid dans des conditions de froid extrême préoccupe les pays et leurs fabricants qui font face à un défi logistique sans précédent.

Contrairement aux États-Unis, l'Union Européenne n'a pas encore validé le vaccin proposé par le laboratoire Pfizer. Néanmoins, la logistique concernant son transport pose déjà question car elle s'avère complexe. Deux entreprises françaises tentent ainsi de répondre au défi des premières livraisons à -70° degrés. Dans une usine du nord du pays, ce sont des spaghettis de glace carbonique qui s'échappent de gros tuyaux. 

Fabriquée à partir de CO2, cette glace très froide (jusqu'à -80° degrés) n'est pas humide. "Elle passe de l'état solide à gazeux sans passer par la phase liquide, ce qui permet de transporter des marchandises sans les abîmer", explique Ludovic Lefebvre, fondateur de Carbonord-Estourmel. 

Le vaccin anti-covid nécessite l'usage conséquent de glace carbonique. - SAUL LOEB / AFP

5.000 doses dans un carton de 25 kilos de glace

À l'intérieur des cartons de transport, 5.000 doses pourront être contenues à condition qu'elles soient plongées dans 25 kilos de glace carbonique. "On pourra ouvrir le carton deux fois par jour pour prendre des vaccins. On aura le droit de conserver cinq jours les vaccins à l'intérieur du carton si on ne remet pas de glace", précise le dirigeant.

Lire aussi

Pfizer utilise vingt-cinq... tonnes de cette substance tous les jours, uniquement dans son usine en Belgique. En cela, il est aisé de supposer que la demande va s'envoler dans les mois à venir avec un risque élevé de pénurie. "Aux États-Unis, il y a eu une pénurie de CO2 dû à la surconsommation de glace pour les tests qui ont été réalisés. Maintenant, dans les CHU et points de distribution, on ne sait pas combien ils vont utiliser de glace carbonique parce qu'on ne sait pas la quantité de vaccins qui seront distribués à chaque fois", termine Ludovic Lefebvre en évoquant la future demande en glace dans l'Hexagone.

En sachant qu'un kilo de cette matière gelée coûte en moyenne deux euros, sa consommation par l'ensemble des pays du globe risque de représenter un chiffre d'affaires considérable pour les fabricants. 


Léa LUCAS

Tout
TF1 Info