MESURES - Face au risque de contamination au Covid-19, les chirurgiens-dentistes ont été obligés d'adopter un protocole sanitaire très lourd pour éviter toute contamination. Des mesures qui limitent également le nombre de patients par jour.

Depuis maintenant de longs mois, l’épidémie de Covid-19 a bouleversé le fonctionnement de nombreux secteurs d’activité, les obligeant à prendre des mesures sanitaires strictes. C’est notamment le cas dans les cabinets dentaires, où les praticiens font face à un véritable casse-tête pour continuer à recevoir leurs patients tout en garantissant leur sécurité d’un point de vue sanitaire.

Un arsenal de protections exigé

Pour appliquer le protocole sanitaire à la lettre, le Dr. Sébastien Rossi, chirurgien-dentiste, s'est équipé lourdement, demandant notamment à ses patients de revêtir des protections aux pieds mais aussi d’avoir une bulle autour du visage pour éviter toute contamination. "On ne s’en rend pas compte, mais les éclaboussures peuvent aller jusqu’à 1,50m autour du fauteuil. En installant une bulle autour du visage du patient, on a une contamination beaucoup plus limitée", explique le Dr. Rossi.

Quelque peu étonnés, les patients de son cabinet se sont peu à peu habitués à toute la procédure. "Ce n’est pas désagréable, ça ne change pas grand-chose finalement pour le patient. Si ça ajoute de la sécurité, pourquoi pas", réagit un patient interrogé par TF1. Si peu des dentistes investissent autant, tous obéissent à de nouvelles règles sanitaires très strictes.

Une baisse de fréquentation de 20 à 30%

"On est amenés, en particulier, à aérer le cabinet pendant un quart d’heure après chaque patient. C’est la première des mesures, qui est très contraignante pour nous, parce que, tout simplement, quand on aère le cabinet, on ne peut pas travailler", indique Jérôme Le Bret, également chirurgien-dentiste. Mathématiquement, un quart d'heure d'aération et de désinfection limite le nombre des rendez-vous disponibles. Ainsi, seuls les malades nécessitant des soins urgents sont désormais reçus.

"Toute notre prévention, qui était pourtant notre habitude, notre ADN, de faire de la prévention, on est obligés de la remettre sine die. On est probablement en train de laisser passer des caries qui, peut-être, sont en train de s’aggraver chez l’un ou chez l’autre", poursuit Dr. Jérôme Le Bret, qui ne reçoit plus que 10 patients par jour, contre 15 avant le confinement. Dans tous les cabinets, le nombre des patients pris en charge a chuté en moyenne de 20 à 30 % depuis le début de l’épidémie de Covid-19.


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