Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Covid-19 : la propagation du variant Omicron va mettre fin à la phase pandémique, estime l'EMA

A. LG
Publié le 12 janvier 2022 à 6h21
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Source : TF1 Info

ÉVOLUTION - L'Agence européenne des médicaments a estimé ce mardi qu'Omicron va transformer le Covid-19 en une maladie endémique avec laquelle l'humanité peut apprendre à vivre.

"Personne ne sait exactement quand nous serons au bout du tunnel mais nous y arriverons". Bien que la maladie soit toujours en phase pandémique, la propagation du variant Omicron va transformer le Covid-19 en une maladie endémique, a expliqué mardi Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de L'Agence européenne des médicaments (EMA), basée à Amsterdam.

"Avec l'augmentation de l'immunité dans la population - et avec Omicron, il y aura beaucoup d'immunité naturelle en plus de la vaccination - nous avancerons rapidement vers un scénario qui sera plus proche de l'endémicité", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. Mais, a-t-il souligné, "nous ne devons pas oublier que nous sommes toujours dans une pandémie".

"Lassitude de la population avec les doses de rappel"

La branche européenne de l'Organisation mondiale de la santé a aussi relevé qu'il était actuellement impossible de qualifier le virus d'endémique, comme l'est la grippe. "Nous avons toujours un virus qui évolue assez rapidement et qui pose de nouveaux défis. Nous n'en sommes donc certainement pas au point de pouvoir le qualifier d'endémique", a affirmé la responsable des situations d'urgence à l'OMS Europe, Catherine Smallwood. Plus de la moitié des Européens pourraient être touchés par le variant Omicron d'ici à deux mois au vu du "raz-de-marée" actuel, selon l'OMS Europe.

Cette dernière a également prévenu que combattre la pandémie de Covid-19 à coups de doses de rappel des vaccins actuels n'était pas une stratégie viable, un avis partagé par l'EMA. 

"Si nous avons une stratégie dans laquelle nous donnons des rappels tous les quatre mois, nous finirons par avoir potentiellement des problèmes de réponse immunitaire", a déclaré Marco Cavaleri. "Et deuxièmement, il y a bien sûr le risque de lassitude de la population avec l'administration continue de doses de rappels", a-t-il ajouté. 

Les pays devraient plutôt commencer à penser à espacer les rappels à des intervalles plus longs et à les administrer au début de l'hiver, comme le vaccin contre la grippe, a-t-il soulevé.


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