Covid-19 : la France face à la 7e vague
Interview

Covid-19 : la hausse des cas marque-t-elle le début d'une sixième vague ?

Propos recueillis par Idèr Nabili
Publié le 22 mars 2022 à 17h47
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Depuis le début du mois de mars, le nombre de cas de Covid-19 est reparti à la hausse dans le pays.
Selon Santé publique France, le sous-variant d'Omicron, BA.2, est désormais majoritaire.
Est-ce le début d'une sixième vague ? Philippe Amouyel, professeur de santé publique, nous éclaire.

Il était presque oublié. Depuis la fin du mois de janvier, le nombre de nouveaux cas n'a cessé de baisser dans le pays, les hospitalisations aussi, et la quasi-totalité des restrictions ont été levées. Pourtant, le Covid-19 est toujours là. Plus de 86.000 tests positifs sont enregistrés chaque jour en France, contre environ 50.000 début mars.

Selon Santé publique France, le variant Omicron original BA.1, responsable de la cinquième vague, est peu à peu remplacé par le sous-variant BA.2. D'après les derniers relevés, cette souche serait responsable de 57% des contaminations. Dès lors, faut-il y voir les prémices d'une nouvelle vague ? La hausse des cas va-t-elle progressivement s'estomper ? Philippe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille, répond à TF1info.

Doit-on déjà parler d'une sixième vague ?

Non, il ne s'agit pas d'une sixième vague puisque nous sommes toujours en présence du variant Omicron. Notons que le Danemark, touché plus tôt que nous par le sous-variant BA.2, n'a pas non plus considéré qu'il s'agissait d'une sixième vague. Je parlerai donc plutôt d'un rebond de la précédente : la cinquième vague a redémarré alors qu'elle n'était pas encore terminée.

Une vague hospitalière ? Le risque est faible

Philippe Amouyel

Ce rebond peut-il être temporaire ?

D'après les projections de l'Institut Pasteur, mais aussi ce que nous avons observé au Royaume-Uni ou au Danemark, oui. Nous pouvons imaginer que nous subissons à la fois un effet du développement de BA.2 et de la libération des mesures barrières. Une fois que nous aurons tamponné tout cela, cela devrait redescendre. Théoriquement, ce rebond devrait se réduire avant la fin du mois de mars, avant de laisser place à une redescente des nouveaux cas.

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La France est massivement vaccinée, de nombreux Français ont contracté le Covid-19 ces derniers mois... Doit-on vraiment s'inquiéter de ce rebond ?

Avec la baisse du nombre de tests effectués, nous n'avons pas une idée précise du rebond. Il est donc surtout important de suivre de près les indicateurs comme les hospitalisations et les entrées en réanimation. Pour l'instant, avec le bouclier important de la protection immunitaire, le risque d'avoir une vague hospitalière est faible. Restons prudents, nous sommes en sortie de vague, mais mieux vaut aller vers une responsabilité de chacun – le masque lors des contacts avec une personne fragile, par exemple – plutôt que vers des mesures globales.


Propos recueillis par Idèr Nabili

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